Un collectif se forme pour répondre aux besoins de la communauté médicale

MONTRÉAL — Un nouveau collectif d’experts québécois provenant de différents domaines tente de répondre aux besoins de la communauté médicale dans le contexte de la crise du coronavirus.

Le collectif SantéLibre rassemble notamment des ingénieurs, des experts du domaine de la santé, des designers et des gestionnaires, mais aussi des individus provenant d’autres domaines.

«On n’a peut-être pas les gros moyens des grandes entreprises, mais on essaie de mettre à profit les compétences de tous et chacun dans le groupe pour permettre d’avoir des solutions qui pourront être fabriquées et aider dans le cadre de cette crise-là», a expliqué un des instigateurs du projet, l’ingénieur Alexandre Ferreira Benevides.

SantéLibre a tout d’abord vu le jour pour faciliter la collaboration dans le cadre du concours lancé par la Fondation de l’Hôpital général de Montréal, dont l’objectif était de fabriquer un respirateur artificiel à faible coût.

Le concours est terminé, mais SantéLibre s’est maintenant métamorphosé en un lieu de rencontre virtuel où on s’échange idées, problèmes et solutions – tout ça en seulement une dizaine de jours.

«Le concours a été accessoire, pour être fort honnête, a indiqué la porte-parole de SantéLibre, Marie-Michèle Poulin. C’est devenu un prétexte. (…) Les répercussions de tout ça sont beaucoup plus intéressantes que le concours en tant que tel.»

Un peu moins d’une centaine de personnes font maintenant partie de SantéLibre.

Déjà des réalisations concrètes

Des membres du collectif ayant accès à une imprimante 3D ont produit 18 valves qui permettent de transformer un masque de plongée en apnée en ventilateur de fortune. Ces valves ont été remises à un CIUSSS de Montréal qui désirait mettre cette solution à l’essai.

D’autres projets discutés sur le site portent notamment sur une visière de protection et sur un appareil qui protégerait l’équipe médicale pendant l’intubation d’un patient porteur du virus SRAS-CoV-2.

«On ne prétend pas qu’on a une solution pour tout, mais on est certains que quelqu’un va essayer d’aider», a dit M. Benevides, le coordonnateur des ressources techniques au Laboratoire d’enseignement des systèmes intégrés en aérospatiale du Québec (LÉSIAQ) de Polytechnique Montréal.

SantéLibre devrait maintenant se doter d’un cadre juridique, qui sera probablement celui d’un organisme sans but lucratif, afin de faciliter la collaboration avec différents ordres professionnels et des grandes compagnies qui pourraient lui donner un coup de pouce.

Toutes les solutions dont il accouche sont d’ailleurs libres de droits, ce qui signifie qu’elles sont disponibles à quiconque en a besoin.

«Il n’y a rien qui vaut une équipe de différents milieux (…), a conclu M. Benevides. C’est en mettant plein d’idées qui se confrontent et qui s’aident qu’on arrive à trouver une solution optimale pour les besoins de la situation.»

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Sur internet:

https://santelibre.ca/#joindre

https://rocketchat.santelibre.ca/home