Un comité des Communes recommande des bonifications à l’assurance-emploi

OTTAWA — Un comité parlementaire recommande d’augmenter le montant et la durée des prestations d’assurance-emploi, et d’étendre le régime pour couvrir les travailleurs indépendants et «à la demande».

Dans son rapport déposé jeudi, le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées recommande également d’accroître la durée des prestations régulières et spéciales combinées, pour éviter de pénaliser les prestataires, «surtout des femmes», qui demandent ces deux prestations d’assurance-emploi pendant la même période.

Le comité recommande aussi au ministère de l’Emploi et du Développement social, en consultation avec des groupes d’employés et d’employeurs, d’envisager la possibilité de prolonger à 50 semaines la durée maximale des prestations de maladie du régime d’assurance-emploi. Dans leur budget d’avril, les libéraux proposaient plutôt de les faire passer de 15 à 26 semaines, en 2022.

Pour payer ces bonifications, le comité recommande que les fonctionnaires envisagent de demander au gouvernement de contribuer à nouveau au financement du régime d’assurance-emploi, qui est actuellement financé par les cotisations des employés et des employeurs.

Le comité affirme, en somme, que le régime d’assurance-emploi «n’est plus adapté à la réalité du marché du travail actuel» et qu’il «n’a pas la souplesse nécessaire pour s’adapter aux perturbations soudaines qui touchent le marché du travail», comme une pandémie.

L’année dernière, le gouvernement a effectivement fermé certains programmes de l’assurance-emploi, craignant que les pertes d’emplois sans précédent au début de la pandémie ne viennent à bout de ce régime vieux de plusieurs décennies. Ottawa a plutôt créé des «prestations d’urgence» pour aider les Canadiens jetés au chômage par la pandémie.

Le budget fédéral d’avril avait réservé par ailleurs 5 millions $ sur deux ans pour un examen du régime d’assurance-emploi, ce qui, espère le gouvernement, laissera le temps d’amorcer les mises à niveau indispensables du système informatique vieillissant qui gère tout le programme.

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