Un comté néo-écossais songe à remplacer la GRC sur son territoire

AMHERST, NOUVELLE-ÉCOSSE — Un des comtés de la Nouvelle-Écosse où s’était déroulée en partie la tuerie de masse en 2020 songe à remplacer GRC par une autre force policière sur son territoire.

La municipalité du comté de Cumberland a approuvé mercredi un règlement lui permettant de demander des propositions en ce sens. Elle a expliqué dans un communiqué de presse que cette décision avait été prise à la suite d’une consultation publique menée dans plusieurs localités.

Le maire Murray Scott, un ancien ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse, s’est dit préoccupé par la hausse des coûts associés à la GRC. Il se demande si les agents malades, en vacances ou en congé, sont vraiment remplacés.

M. Scott a ajouté que le conseil municipal s’attend à ce que la GRC présente une proposition de service. Des corps policiers municipaux de la région pourraient aussi faire une offre.

La GRC a fait l’objet de nombreuses critiques pour la manière dont elle s’est occupée de la tuerie de masse des 18 et 19 avril 2020 ayant coûté la vie à 22 personnes. Un tireur au volant d’un véhicule à ceux de la police fédérale est passé par le comté de Cumberland lors de la deuxième journée du carnage.

Une commission d’enquête a permis d’apprendre que la GRC n’avait pas de protocole en place pour avertir la population du danger, que les agents ne pouvant pas pister un suspect quand ils sont à l’extérieur de leur véhicule et que deux des six intervenants de première ligne n’étaient pas disponibles le premier soir de la tuerie.

En entrevue à La Presse Canadienne, le nouveau commandant de la GRC en Nouvelle-Écosse, Dennis Daley, a dit croire que la population souhaite garder la GRC comme police provinciale. Il a aussi mentionné que la formation des agents sera améliorée et que ceux-ci seront mieux équipés.

S’assurer d’avoir des effectifs complets sera une tâche plus difficile, reconnaît-il. Il est devenu plus difficile d’engager des policiers en raison de la concurrence accrue sur le marché du travail.

«Comme n’importe qui, nous avons des absences. Toutefois, nous avons les capacités de rassembler des gens de divers secteurs lorsque cela est nécessaire.»

Le contrat de la GRC avec la Nouvelle-Écosse prendra fin en 2032. En vertu de cet accord, les municipalités paient 70 % de la facture et le gouvernement fédéral 30 %.

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