Un conducteur se rend après avoir blessé 4 personnes à une marche sur les pensionnats

MISSION, BRITISH COLUMBIA — Le conducteur d’un camion s’est rendu après avoir supposément renversé quatre personnes qui défilaient à Mission, en Colombie-Britannique, pour attirer l’attention sur les pensionnats autochtones, indique la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

La GRC a déclaré lundi dans un communiqué de presse que l’homme de 77 ans n’est pas en détention, mais qu’il coopère avec les enquêteurs, et que son camion a été saisi pour examen après la marche de samedi.

Selon la police, la Marche pour la reconnaissance des pensionnats pour Autochtones a temporairement bloqué la seule voie de circulation en direction est de l’autoroute Lougheed alors qu’un grand groupe se dirigeait vers le site de l’ancien pensionnat St. Mary’s.

L’homme a appris par les médias que la police le recherchait et s’est rendu, indique le communiqué.

La GRC a dit précédemment avoir été appelée après qu’un conducteur «impatient» a tenté de contourner la marche, entraînant des «blessures mineures».

Maintenant, la GRC soutient plutôt qu’elle a été appelée par un passant après qu’il a semblé qu’une bagarre était sur le point d’éclater. La police n’a appris qu’à son arrivée que la camionnette avait traversé le groupe de manifestants et aurait frappé quatre personnes en le faisant, avant de repartir. 

Les enquêteurs ont encore besoin de plus de détails et recherchent spécifiquement le conducteur d’un camion à benne simple ou d’un semi-remorque qui se trouvait derrière la camionnette en question.

«Cela a été un événement traumatisant pour les personnes impliquées dans la marche, ainsi que pour la communauté au sens large, et la police s’efforce de rassembler toutes les preuves afin d’aider à apporter des réponses et que toutes les personnes impliquées puissent tourner la page», a indiqué le gendarme Harrison Mohr.

«Comme dans toute enquête criminelle, nous devons laisser les preuves guider l’enquête, et c’est pourquoi nous continuons à demander que davantage de témoins se manifestent.»

La GRC de Mission a déclaré dimanche dans un communiqué de presse que «rien n’indique que cet incident était ciblé ou que les actions du conducteur avaient quoi que ce soit à voir avec les personnes qui défilaient ou leur cause.»

Ce communiqué ne peut plus être vu sur le site web de la GRC de Mission.

Troy Ingraldi, qui a pris part à la marche, a déclaré avoir vu le chauffeur du camion s’arrêter dans un virage avant d’essayer de dépasser le groupe de piétons.

Il a dit dans une entrevue qu’il avait essayé d’arrêter le conducteur parce qu’il y avait des enfants et des personnes âgées autour. Le conducteur est sorti de son véhicule, a commencé à crier des insultes, puis il a dit au groupe qu’ils ne devraient pas être sur la route.

M. Ingraldi a allégué que l’homme avait dit au groupe qu’il les chasserait de la route.

«C’est à ce moment-là qu’il a fini par me frapper avec le côté conducteur de son véhicule, a mentionné M. Ingraldi. Cela m’a en quelque sorte traîné un peu en dessous, puis m’a poussé sur le côté du camion.»

Aucune des allégations n’a été prouvée devant les tribunaux.

Ashton Edwards, qui aidait à organiser la marche dans le cadre de la Crazy Indians Brotherhood, a soutenu dans une entrevue qu’il avait entendu sur une radio portative que Troy Ingraldi avait été frappé, puis il avait vu le camion se diriger vers lui.

M. Edwards a mentionné qu’un homme devant lui avait sauté, penché sur le capot. Il affirme qu’il a essayé de retirer l’homme du capot, et c’est à ce moment-là qu’il a été frappé et qu’il a tourné sur lui-même. L’homme a ensuite pris la fuite, a-t-il raconté. 

La police indique dans un communiqué que le camion a été en contact avec quatre personnes qui ont subi des blessures mineures.

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