Un congrès déterminant pour Thomas Mulcair et le NPD s’ouvre à Edmonton

EDMONTON – Les militants du Nouveau Parti démocratique (NPD) décideront de la direction que doit prendre leur parti — mais aussi de celui qui guidera ses destinées — dans le cadre du congrès qui s’ouvre vendredi à Edmonton.

Le chef Thomas Mulcair, qui a été pointé du doigt dans la foulée de la cuisante défaite de son parti aux élections d’octobre dernier, sera fixé sur son sort dimanche, alors que se tiendra le vote de confiance.

Au cours des dernières semaines, le caucus socialiste, d’anciens députés et militants du Québec ainsi que l’aile jeunesse du parti ont effectué des sorties pour réclamer une course à la direction.

Ironiquement, le premier orateur du congrès est le président du Congrès du travail du Canada, Hassan Yussuff, qui a critiqué sans ménagement le leadership de M. Mulcair un peu plus tôt cette semaine.

Le leader néo-démocrate fédéral a martelé sur toutes les tribunes depuis la déconvenue de ses troupes qu’il souhaitait demeurer en poste.

Mais il n’y a pas que la question du leadership à régler.

Les quelque 1500 délégués qui ont convergé vers la capitale albertaine devront auparavant se prononcer sur les orientations qu’ils souhaitent donner à leur parti.

Les résolutions qui seront adoptées au cours du week-end donneront une bonne idée de la suite des choses.

Le NPD a réussi à faire élire seulement 44 députés, dont 16 au Québec, au dernier scrutin, alors qu’il caracolait en tête des sondages au début du marathon électoral.

Sous la houlette du défunt chef Jack Layton, la formation avait accédé pour la première fois de son histoire au statut d’opposition officielle à Ottawa, faisant élire 103 députés en mai 2011.