Un conseiller de Trump se dit fier du Canada dans le dossier de Huawei

WASHINGTON — L’un des principaux conseillers du président américain Donald Trump s’est dit fier du Canada et du premier ministre Justin Trudeau pour «avoir tenu le coup» contre le géant chinois des télécommunications Huawei.

Larry Kudlow a dit à des journalistes qu’il était reconnaissant envers M. Trudeau et le Canada pour avoir aidé les États-Unis dans la cause contre la directrice financière de l’entreprise.

La GRC a arrêté en décembre Meng Wanzhou à l’aéroport de Vancouver à la demande des États-Unis qui veulent l’accuser de fraude. Ils ont réclamé l’extradition de la dirigeante. M. Trudeau a répété que le gouvernement canadien n’interviendrait pas dans le processus.

Neuf jours après l’arrestation de Mme Meng, la Chine détenait deux Canadiens, affirmant qu’ils étaient soupçonnés de mettre en danger la sécurité nationale du pays. Elle a aussi alourdi la peine d’un autre Canadien reconnu coupable de trafic de drogue, la faisant passer de 15 d’emprisonnement à la peine capitale.

Les autorités chinoises prétendent qu’il ne s’agit pas d’actes de représailles contre le Canada.

M. Kudlow a affirmé qu’il était gré que le Canada refuse de se servir de Mme Meng ou des détenus canadiens comme monnaie d’échange dans le cadre de négociations commerciales plus larges.

«Est-ce que cela fait partie des négociations plus globales. Oui, si vous voulez. Mais c’est principalement une question juridique, pas une affaire commerciale, a-t-il déclaré. C’est la raison pour laquelle je suis fier du premier ministre Trudeau pour avoir respecté la règle de droit et avoir aidé les États-Unis. Je suis très fier de lui.»

Vendredi, le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité que les États-Unis abandonnent les poursuites pénales contre Huawei.

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