Un constat d’infraction à un revendeur de drogue pour «commerce non essentiel»

HAMILTON — La police de Hamilton a fait d’une pierre deux coups, vendredi, en portant des accusations de trafic contre un présumé revendeur de drogue, mais en lui remettant aussi — puisqu’on était là — un constat d’infraction pour avoir exploité une «entreprise non essentielle» par temps de pandémie et de distanciation sociale.

L’agent Jerome Stewart a expliqué que les policiers de l’unité antidrogue avaient commencé à suivre un conducteur plutôt agressif, vendredi dernier. Selon la police, le conducteur aurait fait plusieurs arrêts pour vendre de la drogue, avant que les policiers ne l’arrêtent pour trafic de stupéfiants, vers 20 h vendredi. Les policiers ont alors saisi de la cocaïne et de l’argent.

Mais ils ont aussi remis au suspect un constat d’infraction en vertu de la Loi sur la protection civile et la gestion des situations d’urgence de l’Ontario, invoquée par le gouvernement à la mi-mars pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

L’agent Stewart a rappelé que le trafic de drogue n’est pas considéré comme un service essentiel au sens de la loi d’exception, et l’homme risque une amende de 750 $ s’il est reconnu coupable de cette infraction.

Sans compter l’accusation criminelle de trafic de drogue.

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