Un député dépose un projet de loi de congé parental inspiré par le décès de sa fille

OTTAWA — Le projet de loi visant à offrir un congé prolongé aux parents endeuillés par la perte d’un enfant a une valeur bien personnelle pour le député conservateur Tom Kmiec.

Il y a trois ans, Tom Kmiec a vécu le drame de perdre sa fille Lucy-Rose 39 jours après sa naissance. Il a été alors submergé par les histoires de parents affligés par le deuil d’un enfant, dont une partagée par l’un de ses voisins à Calgary.

Certains de ces parents ont raconté avoir été forcés de retourner au travail à peine un jour ou deux après le choc. Pour le député, ce n’est clairement pas suffisant pour un parent en deuil.

Alors que le Code canadien du travail prévoit cinq jours de congé pour un parent en deuil d’un enfant, le député Kmiec veut prolonger cette pause à huit jours au minimum. C’est ce que prévoit son projet de loi privé récemment déposé à la Chambre des communes.

Son projet de loi offrirait la possibilité de se prévaloir d’un congé sans solde aux parents d’un enfant mort-né, d’un enfant de moins de 18 ans qui décède ou d’un enfant vivant avec un handicap ou une déficience et dont ils prennent soin, peu importe son âge.

Il reste cependant bien peu de temps pour permettre à ce projet de loi de traverser toutes les étapes menant à son adoption avant la fin de la session parlementaire ou encore le déclenchement d’élections fédérales cet automne.

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