Un député et candidat conservateur relaie de la fausse information sur les vaccins

OTTAWA — Un député fédéral conservateur manitobain à nouveau candidat s’est excusé d’avoir relayé de la désinformation sur les risques des vaccins contre la COVID-19 dans un journal local.

Le journal «Carillon» cite le député sortant de la circonscription de Provencher, Ted Falk, qui exhorte les électeurs à «faire leurs recherches» sur les vaccins.

Selon le journal, M. Falk estime que ses propres recherches lui ont permis de découvrir une étude de la Santé publique britannique qui montrerait que les personnes doublement vaccinées sont 13 fois plus susceptibles de mourir du variant Delta que celles qui ne sont pas vaccinées du tout.

De fausses affirmations similaires sur les médias sociaux concernant la nocivité potentielle des vaccins contre le variant Delta ont été démenties par Reuters. L’agence de presse a expliqué que cette idée remontait à un message en ligne qui interprétait de manière erronée des statistiques tirées d’une réunion d’information tenue en juin.

En fait, la Santé publique britannique a montré que deux doses du vaccin sont très efficaces pour prévenir les hospitalisations liées au variant Delta.

Seulement sept heures après la publication de l’entrevue par le journal, M. Falk a publié un communiqué dans lequel il admet que les statistiques citées étaient incorrectes et il s’est excusé pour la confusion que cela a causée.

«Je tiens à corriger les commentaires erronés que j’ai faits en faisant référence à une étude sur les vaccins», a écrit M. Falk dans une déclaration envoyée à La Presse Canadienne.

«Les vaccins sont sûrs et efficaces. J’ai toujours encouragé les gens qui le souhaitent à recevoir le vaccin et je vais continuer de le faire.»

M. Falk a également présenté plusieurs sources crédibles d’information sur les vaccins dans l’article du journal, y compris l’Agence de la santé publique du Canada, mais il a été cité comme disant que les experts en santé publique fournissent régulièrement des informations contradictoires sur la COVID-19 et que les gens doivent faire un choix avec lequel ils se sentent à l’aise.

Le candidat conservateur avait été élu pour la première fois dans Provencher en 2013, pour succéder au vétéran Vic Toews, et il a été réélu en 2015 et en 2019. Lors du dernier scrutin, il a obtenu 66 % des voix, en hausse de 10 points par rapport à 2015.

Il n’a pas voulu dévoiler son statut vaccinal lors de son entrevue avec le «Carillon».

«Si je vous le dis, il y a quelqu’un qui va s’en servir pour m’attaquer et pour créer des divisions», a-t-il déclaré au journal.

«Il y a beaucoup de relations qui se sont brisées en raison de la vaccination», a-t-il plaidé.

Le chef conservateur, Erin O’Toole, s’est opposé à la vaccination obligatoire pour les travailleurs de la fonction publique et les voyageurs. Il n’a pas non plus exigé de ses candidats qu’ils soient vaccinés, mais il a tout de même encouragé les Canadiens à recevoir leurs deux doses.

«Je plaide en faveur des vaccins depuis plus d’un an», a rappelé M. O’Toole depuis son studio de diffusion du centre-ville d’Ottawa la semaine dernière.

Il s’est engagé à faire passer le taux de vaccination du Canada à plus de 90 pour cent d’ici deux mois, en combinant une nouvelle campagne sur les médias sociaux et des mesures destinées à ceux qui hésitent à se faire vacciner.

Dans leur plateforme, les conservateurs prévoient également améliorer la production et l’approvisionnement des vaccins.

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