Un détenu se serait vanté de pouvoir déclencher une émeute par un simple coup de fil

HALIFAX — L’homme accusé d’avoir été l’instigateur d’une brutale agression à la prison de Halifax se serait vanté auparavant qu’il pouvait déclencher une émeute par un seul appel téléphonique, a-t-on appris mardi au tribunal.

La Couronne tente de faire désigner Brian James Marriott «délinquant dangereux», en démontrant à un juge de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse que le détenu présente un risque élevé de commettre des infractions plus violentes.

Marriott avait été reconnu coupable en 2021 de voies de fait graves, commises en prison le 2 décembre 2019, après avoir battu et poignardé le codétenu Stephen Anderson à l’Établissement correctionnel du centre de la Nouvelle-Écosse.

Jeffrey Awalt, responsable de la formation pour les prisons provinciales en Nouvelle-Écosse, a lu mardi matin un rapport indiquant que le 27 août 2019, avant l’agression, Marriott avait dû être maîtrisé avec de grandes quantités de gaz poivre, lorsqu’il a appris qu’il serait transféré dans une cellule isolée.

Le procureur Scott Morrison a lu au tribunal un autre rapport, rédigé par un agent correctionnel, qui a soutenu que Marriott lui avait dit que par un simple appel téléphonique, il pouvait déclencher «une perturbation» en prison.

Nathan Gorham, l’avocat de Marriott, a déclaré au juge Jamie Campbell que de nombreux rapports lus au tribunal reposaient sur des «récits de seconde main», et qu’il avait l’intention de contester leur validité.

Me Gorham a indiqué au tribunal qu’il avait l’intention de plaider que son client ne présentait pas un risque significativement plus élevé que celui posé par les autres détenus, et qu’il ne devrait donc pas être désigné «délinquant dangereux».

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