Un deuxième lanceur d’alerte fourni des informations sur Trump et l’Ukraine

WASHINGTON — Un deuxième lanceur d’alerte a fourni des informations sur les relations du président Donald Trump avec l’Ukraine, aggravant la menace de destitution qui pèse sur le président et fournissant potentiellement de nouvelles pistes aux démocrates dans leur enquête sur la conduite de Donald Trump.

L’avocat Mark Zaid, qui représente les deux lanceurs d’alerte, a déclaré que la deuxième personne avait parlé au chien de garde interne de la communauté du renseignement et pouvait corroborer les informations contenues dans la plainte du premier lanceur d’alerte.

Ce document alléguait que Donald Trump avait incité le président ukrainien à enquêter sur la famille du candidat démocrate à la présidence, Joe Biden , forçant la Maison-Blanche à tenter de dissimuler les faits.

Le nouveau lanceur d’alerte travaille dans le domaine du renseignement et possède une «connaissance directe» des événements clés, a déclaré l’avocat Mark Zaid.

L’émergence du deuxième lanceur d’alerte menace de miner les arguments de Donald Trump et de ses alliés qui tentent de discréditer la plainte initiale. Selon eux, cette plainte est motivée politiquement, elle a été déposée de manière inappropriée et elle n’est pas fiable, car elle est basée sur des informations de seconde main ou de troisième main.

Une brève transcription de la conversation téléphonique entre Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy, publiée par la Maison-Blanche, a déjà corroboré l’affirmation centrale selon laquelle le président américain aurait cherché à faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle enquête sur Joe Biden et son fils.

Le président a fait cette demande alors qu’il n’ y avait aucune preuve d’acte répréhensible de la part de l’ancien vice-président ou de son fils Hunter, qui siégeait au conseil d’administration d’une société gazière ukrainienne.

Des messages textes de responsables du Département d’État ont révélé d’autres détails, notamment qu’il était promis au président de l’Ukraine qu’il pourrait rendre visite à Donald Trump à Washington si le gouvernement acceptait de mener une enquête sur l’élection de 2016 et sur la société gazière ukrainienne Burisma.

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