Un deuxième vol nolisé transportant des réfugiés ukrainiens atterrit à T.-N.-L.

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Alors qu’un avion transportant 177 réfugiés ukrainiens atterrissait à St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador, mardi soir, Pamela Ryder Lahey était devant la foule à l’intérieur de l’aéroport, attendant que cinq jeunes franchissent les portes.

La directrice générale à la retraite de la Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador a passé les derniers mois à assurer aux cinq étudiants diplômés de 21 ans une place à l’Université Memorial de St. John’s. Elle leur a également trouvé une maison de quatre chambres et a collecté suffisamment d’argent pour que leur loyer soit payé, que leur réfrigérateur soit rempli et que leurs lits soient douillets. 

«Nous sommes ici grâce à cette grande femme», a déclaré Angelina Schevchenko, serrant Pamela Ryder Lahey dans ses bras. Mme Schevchenko a dit qu’elle était ravie d’être à Terre-Neuve, où elle commencera une maîtrise en entreprise sociale et en entrepreneuriat.

Mais il était également difficile de quitter son pays natal, a-t-elle avoué, et les quatre autres personnes avec qui elle voyageait étaient d’accord.

«L’Ukraine nous manque», a témoigné Mme Schevchenko.

Il s’agit du deuxième vol nolisé par le gouvernement de la province à permettre à des Ukrainiens de fuir les horreurs causées par l’invasion russe. Un premier avion transportant 166 réfugiés s’était posé dans la province le 9 mai.

Ce deuxième vol nolisé a décollé de Varsovie, en Pologne, où le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a établi un bureau, en mars dernier, dans le but d’aider les réfugiés ukrainiens qui le souhaitent à venir s’installer dans la province pour démarrer une nouvelle vie.

Le ministre de l’Immigration, Gerry Byrne, était à l’aéroport pour accueillir chaque personne, famille et animal de compagnie. M. Byrne a indiqué qu’avec les 177 personnes arrivées mardi soir, la province avait accueilli 478 réfugiés depuis la première offensive de l’armée russe le 24 février.

«Nous construisons une communauté d’Ukrainiens à Terre-Neuve-et-Labrador», a-t-il déclaré aux journalistes avant l’arrivée du vol.

Tout le monde à bord de l’avion avait au moins un logement temporaire, et un bus scolaire attendait à l’extérieur de l’aéroport pour les y emmener. Certains passagers dans l’avion, comme Mme Schevchenko et ses quatre amis, avaient des gens comme Pamela Ryder Lahey qui les attendaient pour les emmener dans une nouvelle maison où une nouvelle vie les attendait.

Mme Ryder Lahey a mentionné avoir travaillé sur deux projets en Ukraine où elle a rencontré la mère de Mme Schevchenko à Kyiv.

«Elle m’a contacté lorsque la guerre a commencé et m’a demandé s’il y avait des universités canadiennes qui pourraient avoir un programme spécial pour les étudiants ukrainiens», a expliqué Mme Ryder Lahey.

Les cinq étudiants ont maintenant des bourses complètes pour faire leur maîtrise à l’Université Memorial.

«C’est donc grâce à une femme en Ukraine que nous avons maintenant cette relation avec ces étudiants. Nous sommes si heureux de les avoir ici», a-t-elle dit. 

Dmytro Gerdsen et sa famille avaient aussi quelqu’un qui les attendait à St. John’s pour les aider. Il est arrivé mardi avec sa femme, sa mère et son fils de six ans, et il a affirmé qu’il avait de l’espoir pour l’avenir. 

«Nous sommes ouverts à votre peuple, à l’amitié, et j’espère que nous vivrons ici longtemps, a dit M. Gerdsen qui avait hâte à une bonne nuit de sommeil. Et peut-être que mon fils sera premier ministre dans 20 ou 30 ans.»

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