Un ébéniste du N.-B. conçoit des cercueils à assembler chez soi

FREDERICTON — Un cercueil expédié en pièces détachées, à assembler chez soi comme un meuble Ikea?

Un ébéniste du Nouveau-Brunswick vendait déjà dans son coin de pays des cercueils en pin tout simples, afin d’offrir une solution de rechange écoresponsable — et abordable — aux cercueils parfois très coûteux vendus par les entreprises de pompes funèbres.

Mais lorsque Jeremy Burrill a voulu prendre de l’expansion à l’extérieur de Fredericton, il s’est heurté à des coûts d’expédition qui ont refroidi ses ardeurs entrepreneuriales. Car un cercueil en bois massif, ça pèse lourd et c’est volumineux: la livraison pouvait parfois coûter autant que le cercueil lui-même.

L’homme d’affaires de Fredericton s’est donc efforcé de «penser à l’extérieur de la boîte», comme on dit en anglais, et il a conçu un modèle de cercueil à monter soi-même. M. Burrill explique que le modèle à 700 $ est livré avec des instructions simples, qui permettraient aux consommateurs d’assembler le cercueil en une petite demi-heure — lui le fait en 10 minutes maximum.

L’ébéniste de 35 ans précise qu’il a déjà reçu des commandes de la Colombie-Britannique et de l’Ontario pour les modèles biodégradables. Le client reçoit 10 planches de pin, 38 goujons en bois de cerisier et un maillet de caoutchouc pour insérer les chevilles dans les trous déjà percés. L’intérieur du cercueil sera matelassé d’une bourrure de copeaux de bois, pour minimiser les pertes et rester écologique.

Et contrairement aux meubles Ikea, la trousse d’assemblage ne comprend pas de clé Allen, précise M. Burrill, propriétaire de l’entreprise Fiddlehead Caskets — «les Cercueils têtes-de-violon».