Un éminent leader autochtone accusé d’agressions sexuelles en C.-B.

VANCOUVER — Ed John, un réputé leader autochtone de la Colombie-Britannique, est accusé de quatre chefs d’agression sexuelle, pour des crimes qui auraient été commis il y a 45 ans.

Le service des poursuites pénales de la Colombie-Britannique a indiqué jeudi qu’un procureur spécial avait été nommé en février pour enquêter sur des allégations d’agressions sexuelles qui auraient été commises dans la région de Prince George en 1974. M. John doit comparaître le 10 décembre prochain.

Selon la Couronne, le procureur spécial, Michael Klein, a approuvé le dépôt de quatre chefs d’accusation de relations sexuelles non consensuelles avec une même femme. 

Bien connu en Colombie-Britannique, Ed John est un chef héréditaire de la première nation Tl’azt’en, dans le nord de la province. Cet avocat a terminé en juin un onzième mandat consécutif en tant que dirigeant élu au bureau politique du Sommet des Premières Nations de la Colombie-Britannique. Il a aussi été pendant cinq ans membre de l’Instance permanente des Nations unies sur les questions autochtones.

Sa biographie indique également qu’il a participé à l’élaboration de la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2007 et mise en œuvre par le gouvernement de la Colombie-Britannique le mois dernier.

En 2015, la première ministre Christy Clark avait nommé M. John conseiller spécial sur les enfants autochtones pris en charge par l’État. Il avait aussi été brièvement ministre provincial de l’Enfance et de la Famille au tournant des années 2000.