Un établissement de soins de longue durée transfère 20 de ses résidents

MONTRÉAL — Un établissement de soins de longue durée de Montréal a transféré dimanche 20 résidents dans des hôpitaux locaux dimanche après qu’une éclosion de COVID-19 eut suscité l’inquiétude des responsables et des familles.

La présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’île-de-Montréal, France Dupuis, a indiqué que 18 résidents du Centre gériatrique Maimonides avaient été envoyés à l’hôpital Hôtel-Dieu.

Deux autres résidents ont été transférés à l’Hôpital général juif de Montréal, tandis que 10 résidents sont demeurés dans leurs chambres de l’établissement après avoir été contrôlés par un médecin. 

«Ce que nous voulons, c’est la sûreté de nos résidents, c’est pourquoi nous avons pris cette décision», a expliqué Mme Dupuis lors d’une interview.

Les transferts sont intervenus un jour après que l’agence de santé a annoncé son intention de fermer une zone chaude dans l’établissement qui comptait 30 résidents atteints de la COVID-10 pour essayer d’endiguer la propagation du virus.

Mme Dupuis dit que l’éclosion a éclaté après qu’un soignant asymptomatique est entré dans l’établissement et a ensuite été déclaré positif au COVID-19.

«Une fois qu’il n’y a qu’une personne, c’est comme un incendie; ça va très vite. Les gens sont infectés très vite», souligne-t-elle.

La situation a suscité des inquiétudes parmi les proches et les proches des résidents, qui ont organisé jeudi une manifestation devant l’établissement pour exiger plus de soutien.

Au 28 novembre, dix résidents sont décédés à Maimonides au cours de la deuxième vague de la pandémie de COVID-19, selon les données du ministère de la Santé.

Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a déclaré jeudi qu’il avait demandé un rapport sur la situation et sur la nécessité de disposer de personnel supplémentaire.

Les foyers de soins de longue durée du Québec ont été durement touchés lors de la première vague de la pandémie au printemps dernier. De nombreux établissements manquaient de personnel et, dans certains cas, le personnel se déplaçait d’un centre à l’autre, ce qui permettait au virus de se propager plus facilement. 

Mme Dupuis a indiqué que le CIUSSS avait maintenant l’intention de rendre obligatoire pour les soignants d’avoir un résultat négatif au test COVID-19 avant d’entrer dans les établissements de soins de longue durée.

«Le gouvernement nous permet également maintenant de le rendre obligatoire pour le personnel, ce qui n’était pas le cas auparavant», a-t-elle dit, ajoutant que les lacunes sont encore inévitables.

«Mais au moins, nous serons plus sévères dans notre système de contrôle.»

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