Un été un peu plus tranquille qu’au printemps pour les établissements de spa

MONTRÉAL — La saison estivale a été un peu plus tranquille que celle du printemps dans les établissements de spa du Québec. La majorité des propriétaires membres de l’Association québécoise des spas (AQS) se disent toutefois satisfaits de l’achalandage de l’été. 

«Ç’a été un bel été, vraiment, sauf que si on compare au printemps, le printemps avait été exceptionnel», commente d’emblée la PDG de l’AQS, Véronyque Tremblay.

Selon un sondage maison de l’Association québécoise des spas, qui compte une soixantaine de membres, un tiers des répondants a remarqué une hausse de la clientèle de 15% en comparaison avec l’achalandage pré-pandémique, et un tiers a constaté l’inverse, soit une baisse de la fréquentation. La même proportion des participants aux sondages a estimé avoir sensiblement le même achalandage qu’avant le début de la crise sanitaire. 

L’AQS indique que l’on compte 130 établissements de spa au Québec, c’est-à-dire des lieux qui ont comme principale activité une ou des thérapies par l’eau et qui offrent des soins professionnels, dont la massothérapie. 

Comme dans de nombreux secteurs de la province, la pénurie de personnel frappe aussi l’industrie du bien-être. Le manque de massothérapeutes est le principal défi des propriétaires de spas, indique Mme Tremblay. Elle affirme qu’il y a un déficit d’environ 30% de massothérapeutes pour répondre à la demande qui, dit-elle, est grandissante. 

«Il y a quand même beaucoup de massothérapeutes au Québec, mais si on calcule que ce ne sont pas majoritairement des gens qui travaillent à temps plein, ça fait en sorte qu’il y a un manque criant de massothérapeutes», explique la PDG.

Selon elle, une solution serait de créer une formation publique en massothérapie, ce qui est pour l’instant inexistant au Québec. 

Mme Tremblay souligne qu’elle ne dénigre pas la formation privée actuelle, mais qu’un programme au public serait «un plus». Elle croit que les deux types de formation peuvent coexister.

Un étudiant qui obtient un diplôme en massothérapie pourrait avoir en main un Diplôme d’études professionnelles (DEP) ou suivre la formation au niveau collégial, estime Mme Tremblay. «S’il y en a à deux niveaux c’est encore mieux, dit-elle. Quelqu’un peut décider d’amorcer une première formation et décider d’aller plus loin.»

Véronyque Tremblay, qui est également PDG de l’Association Hôtellerie Québec (AHQ), fait valoir que la formation publique serait plus accessible et abordable, ce qui permettrait d’atténuer la pénurie de professionnels. 

«Dans le contexte actuel où il y a vraiment une pénurie importante de massothérapeutes, ça donnerait un sérieux coup de pouce à nos propriétaires de spas.»

Un nombre d’heures minimums pourrait être établi dans les formations publiques, ce que de plus en plus de compagnies d’assurance exigent, soutient Mme Tremblay.

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