Un ex-gardien de prison néo-écossais fait face à 13 chefs d’accusation

TRURO, N.-É. — Une enquête policière qui s’est étendue pendant un an a entraîné le dépôt de 13 chefs d’accusation contre un ex-gardien de prison dont les agressions soupçonnées dans un pénitencier pour femmes de la Nouvelle-Écosse font également l’objet d’une poursuite civile.

Le Service de police de Truro a indiqué que Brian Wilson fait face à six chefs d’accusation de nature sexuelle, six autres d’abus de confiance et un d’incitation à obtenir des contacts sexuels.

Les policiers ont mentionné qu’ils avaient reçu une plainte en mars 2019 pour de possibles relations inappropriées entre Wilson et plusieurs détenues du pénitencier pour femmes de Truro, en Nouvelle-Écosse.

Ils ont précisé que Wilson a comparu devant un juge et qu’il a obtenu sa libération conditionnelle. Sa prochaine comparution aura lieu le 12 août, devant la Cour provinciale de Truro.

On ignore pour l’instant si les victimes dans cette affaire criminelle sont aussi impliquées dans la poursuite civile déposée en mai dernier contre Service correctionnel du Canada par trois femmes qui allèguent avoir été agressées sexuellement.

Emma Halpern, la directrice générale de la Société Elizabeth Fry de la Nouvelle-Écosse continentale, a qualifié «d’extrêmement important» le fait que des accusations criminelles ont été déposées dans ce dossier. 

«Les victimes d’agressions sexuelles portent déjà des stigmates puisque souvent elles ne sont pas crues et qu’on juge qu’elles mentent», a rappelé Mme Halpern vendredi. Ces stigmates sont multipliés lorsque la victime est une détenue, a-t-elle ajouté.

Elle a précisé que les accusations permettront aux gens de voir que les accusations faites par des femmes sont prises au sérieux et elles devraient susciter une réflexion sur le sort des femmes incarcérées qui auraient été maltraitées par la personne qui les surveille.

Mme Halpern a mentionné qu’elle ignore si toutes les femmes impliquées dans la poursuite civile sont incluses dans la poursuite criminelle. Elle a cependant laissé entendre que plusieurs femmes avec lesquelles elle a travaillé depuis un an ont été contactées par les policiers pour les informer que des accusations ont été déposées.

En mai dernier, le chef du Service de police de Truro, David MacNeil, avait confirmé que son service avait déclenché une enquête pour agression sexuelle au pénitencier pour femmes de sa ville dès le 28 mars 2019.

L’établissement carcéral de Truro est l’un des six pénitenciers fédéraux pour femmes au pays.

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