Un expert militaire américain exhorte le Canada de «rester dans la bataille»

BANFF, Alb. — Un expert militaire américain, qui s’est fait connaître pour avoir refusé une offre du président américain Donald Trump à agir en tant que conseiller en matière de sécurité nationale, affirme qu’il est plus important que jamais que le Canada «participe à la bataille» dans le cadre de ses engagements militaires.

Le vice-amiral à la retraite Robert Harward, qui occupe maintenant un poste de direction au sein de Lockheed Martin au Moyen-Orient, soutient que les récents attentats perpétrés contre des infrastructures pétrolières en Arabie Saoudite rappellent que la région demeure un endroit dangereux.

Les frappes survenues le 14 septembre ont contraint l’Arabie saoudite à suspendre environ la moitié de ses activités de production de pétrole, entraînant une soudaine hausse des prix, bien que le niveau de production et les prix soient déjà revenus aux niveaux où ils se trouvaient avant les attaques.

S’exprimant lors du «Global Business Forum» de Banff, en Alberta, M. Harward a mis en garde que l’Iran, sur qui Donald Trump a jeté le blâme pour ces attentats, se montre de plus en plus belliqueux et que ses démonstrations de force pourraient nécessiter une intervention violente.

L’an dernier, lors d’un sommet de l’OTAN à Bruxelles, le premier ministre Justin Trudeau a mentionné qu’un plan visant à augmenter les dépenses militaires du Canada de 70 pour cent au cours des dix prochaines années constituait sa réponse à la demande de Donald Trump réclamant que les alliés de l’OTAN consacrent deux pour cent de leur PIB à la défense.

Robert Harward a esquivé une question de Gary Mar, directeur général de la Petroleum Services Association of Canada, qui faisait référence au fait que les États-Unis devraient acheter davantage de pétrole canadien par le biais de nouveaux oléoducs et moins de pétrole en provenance de régions plus dangereuses du monde. Il a souligné que les États-Unis doivent également soutenir leurs alliés au Moyen-Orient.

«Vous savez, si vous (le Canada) voulez réduire le nombre de transporteurs, de sous-marins, c’est correct, mais demeurez engagés, maintenez le partenariat, restez dans la bataille, pour vous assurer de conserver cette compréhension et cette expérience opérationnelles pour le jour où elles seront nécessaires», a-t-il conseillé.