Un groupe presse le monde politique à améliorer les régimes de retraite

MONTRÉAL – Une organisation parapluie du Québec invite la classe politique du pays à donner le coup de barre nécessaire pour améliorer les régimes publics de retraite afin d’assurer leur pérennité.

L’Observatoire de la retraite, créé à l’initiative de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), composée de syndicats et de groupe de défense des retraités, plaide pour que les ministres des Finances du pays qui se réunissent à Vancouver privilégient une formule qui améliorera les revenus des prochaines cohortes de personnes retraitées.

A son avis, cela passe par une hausse «importante» des rentes versées à la retraite (associées aux revenus obtenus en carrière), et par l’augmentation des cotisations aux régimes. Au Québec, ce taux de cotisation (pour l’employeur et l’employé), est passé de 5,25 à 5,325 pour cent cette année et sera de 5,40 pour cent l’an prochain.

Selon le coordonnateur de l’Observatoire, François L’Italien, de telles mesures doivent satisfaire tant les personnes à faible revenu que celles issues de la classe moyenne.

À compter de dimanche soir et jusqu’à mardi, les ministres des Finances des provinces et du fédéral discuteront de l’avenir de ces régimes.

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, veut convaincre les provinces de procéder aux réformes des régimes. Ces réformes pourraient toucher le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec.

Des notes préparées à l’automne mettaient en garde le nouveau ministre fédéral des Finances contre le sous-financement des régimes de retraite publics au Canada par rapport à d’autres pays industrialisés, alors même que la protection des régimes privés rétrécit à vue d’oeil.