Un groupe réclame la fin de la criminalisation des gens atteints du VIH

VANCOUVER — Des groupes militants demandent aux provinces de se conformer à la directive du ministère de la Justice de cesser de poursuivre injustement les personnes séropositives pour ne pas avoir divulgué leur état de santé à leurs partenaires sexuels lorsqu’il n’y a aucune chance de transmission du virus.

Cette directive fédérale visant à limiter le dépôt d’accusations a été formulée en décembre, mais elle ne s’applique qu’aux procureurs de la Couronne fédéraux dans les trois territoires.

Richard Elliott, du Réseau juridique canadien VIH / sida, a souligné que l’Agence de la santé publique du Canada avait examiné le consensus scientifique international sur la transmission du VIH et que ces conclusions avaient servi à appuyer la décision fédérale.

L’Ontario a légèrement modifié ses politiques pour ne plus poursuivre les personnes dont la charge virale est faible. Selon M. Elliott, l’Alberta aurait aussi informé son organisme qu’elle avait fait de même, sans toutefois l’inscrire dans une politique.

La politique élaborée par le gouvernement fédéral va plus loin en précisant que les personnes qui utilisent un préservatif ou qui ont des relations sexuelles orales ne devraient pas faire face à de lourdes accusations telles qu’agression sexuelle grave.

Le Réseau juridique canadien VIH / sida fait partie d’un mouvement qui cherche à convaincre le procureur général de la Colombie-Britannique à limiter les poursuites liées au VIH.

Richard Elliott fera partie d’un groupe de conférenciers sur le sujet, mardi, à l’Université Simon Fraser.