Un groupe suggère de réduire les impôts des sociétés dirigées par des femmes

OTTAWA — Les entreprises dirigées par des femmes devraient profiter de plus faibles taux d’imposition, a suggéré mercredi un groupe transfrontalier qui se consacre à la promotion des femmes dans les milieux d’affaires.

Le Conseil canado-américain pour l’avancement des femmes entrepreneures et chefs d’entreprises a lancé l’idée dans un rapport publié mercredi, qui propose des recommandations sur les façons dont les entreprises peuvent mieux appuyer les femmes d’affaires.

Le groupe a interviewé des investisseurs, institutions, gestionnaires d’actifs, fonds de retraite et sociétés de capital de risque et conclu que les femmes n’étaient pas appuyées, du point de vue financier, aussi solidement que les hommes dans des positions similaires. En outre, il a noté qu’elles étaient moins susceptibles d’obtenir des rôles de leadership au sein des entreprises.

C’est pourquoi le conseil recommande d’abaisser le taux d’imposition des entreprises contrôlées par des femmes, une mesure inspirée du taux d’imposition réduit que le Canada applique actuellement aux sociétés privées sous contrôle canadien.

Selon le groupe, un taux d’imposition réduit encouragerait plus de femmes à créer et à diriger des entreprises et encouragerait les sociétés à inclure des femmes dans leurs plans de relève d’actionnariat. Il encourage en outre les fournisseurs de capitaux à rendre les marchés plus accueillants pour les femmes en augmentant ou en modifiant leurs offres pour cibler les femmes entrepreneures.

Le conseil a été créé l’an dernier par le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président américain Donald Trump, afin d’aider les entreprises contrôlées par des femmes à contribuer à la croissance économique, à la compétitivité et à l’intégration des deux économies.

Le groupe encourage aussi les gouvernements canadien et américain à continuer d’adopter des programmes privilégiant les entreprises appartenant à des femmes dans le cadre d’appels d’offres des gouvernements. Ceux-ci forcent les entreprises à adopter des politiques claires et fermes sur la diversité, qui favorisent l’accession des femmes à des postes clés qui ont une influence sur les décisions d’investissement.

Le conseil est formé de 10 femmes dirigeantes d’entreprises — la moitié au sein d’entreprises canadiennes et l’autre au sein de sociétés américaines.

Les membres canadiens comprennent les chefs de la direction Annette Verschuren, de NRStor, Dawn Farrell, de TransAlta, Linda Hasenfratz, de Linamar et Tina Lee de T&T Supermarket, ainsi que Monique Leroux, présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec.

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Très bonne chose que ces efforts pour l’équité entre hommes et femmes dans le monde des entreprises. Maintenant, qu’allez vous faire pour les gars, le décrochage scolaire ? de cette société de plus en plus « féminisée », bientôt les gars ne verront de la garderie jusqu’à leurs pensions…, que des femmes dans les rôles de direction… On est entrain d’inverser le vieux dicton qui sera maintenant; »derrière toute grande femme se cache un tit-homme »??? Pourtant bien des articles en parlent, mais on n’entend aucune mesure pour aider la gente masculine. D’ailleurs, comment il se fait qu’une grande partie des membres de ce conseil du coté canadien soit des femmes ??? Et notre premier Trudeau qui adhère à tout ceci comme un homme très efféminé, il doit surement pisser assied lui…Bref, pas grands hommes pour représenter la classe masculine encore une fois…Moi dans le moment, je me méfie des femmes dans les rôles de pouvoir. Elles sont souvent pires que les hommes, des vraies tyrans ! « by the book », aucunes souplesses, elles rajoutent du masculin au lieu de plus de féminin. C’est ce qu’on espérait et aimerait voir, mais elles ont pris les bêtises de l’homme comme guide de carrière. Tout ceci risque de se retourner contre elles. L’homme dépossédé de tout, risque de répondre par la violence. Toutefois rien ne justifie ceci, mais à jouer avec le feux, on risque de se brûler. Faudrait surtout pas en arriver là. Je souhaite de tout coeur qu’on n’oublie pas nos jeunes hommes qui poussent dans cette démarche d’égalité homme-femme. Pour un monde meilleur, en santé relationnel, affectif et productif. L’harmonie !

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