Un haut gradé estime que le NORAD est désuet pour contrer les menaces russes

OTTAWA — Un officier supérieur de l’armée canadienne affirme que le système de défense vieillissant qui protège l’Amérique du Nord contre les attaques ne peut pas détecter les bombardiers russes à longue portée avant qu’ils ne soient en mesure de lancer des missiles sur le continent.

Le commodore Jamie Clarke, directeur adjoint de la stratégie au Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, estime que le NORAD a besoin d’être mis à niveau pour faire face à la sophistication grandissante des armées russe et chinoise.

Les propos de M. Clarke s’ajoutent à ceux d’une série de hauts gradés canadiens et américains qui ont estimé que le système d’alerte précoce NORAD, qui comprend une chaîne de radars des années 1980 dans l’Arctique canadien, devenait obsolète.

Ces avertissements se sont multipliés au cours des dernières années face à la lenteur des progrès à Ottawa et à Washington dans la modernisation du système, qui est le fondement de la sécurité nord-américaine depuis des décennies.

La politique de défense du gouvernement libéral de 2017 prévoit une modernisation du NORAD afin qu’il soit prêt à faire face aux menaces d’aujourd’hui et de demain, notamment les missiles de croisière à grande vitesse, les missiles balistiques à longue portée et d’autres armes potentielles.

Le gouvernement n’a toutefois pas réservé de financement pour ce projet, qui devrait coûter plusieurs milliards de dollars, et les discussions avec les États-Unis sur l’avenir du NORAD ont été limitées jusqu’à maintenant.

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