Un ingénieur canadien libéré par l’Égypte doit être soigné

TORONTO — Un ingénieur canadien arrêté en Égypte, l’an dernier, est rentré au pays jeudi et a dû rapidement recevoir des soins médicaux, selon sa famille.

La santé de Yasser Albaz, 52 ans, d’Oakville en Ontario, s’est détériorée est rapidement devenue une source d’inquiétude, d’après ce qu’a rapporté sa fille Amal Albaz.

Celle-ci s’est faite la porte-parole de la famille pour réclamer la libération de son père au cours de son année passée en détention. Elle s’est réjouie de savoir que leur calvaire était terminé.

«Nous sommes éternellement reconnaissants envers chaque personne qui a soutenu notre famille», a-t-elle déclaré.

Un ami de la famille, Ahmad Attia, a affirmé que l’homme rapatrié se trouvait en isolement chez lui. Il n’a pas été précisé quel genre de traitement médical était requis en lien avec l’état de M. Albaz.

«Il est trop tôt pour pouvoir en parler. Il faut attendre que des médecins puissent le voir», a indiqué M. Attia.

Les autorités égyptiennes ont arrêté Yasser Albaz à l’aéroport du Caire au moment où il s’apprêtait à revenir d’un voyage d’affaires en février 2019. L’homme possède la double citoyenneté canadienne et égyptienne, mais voyageait avec son passeport canadien à ce moment-là.

Dans une entrevue précédente avec La Presse canadienne, sa fille avait affirmé n’avoir aucune idée pourquoi son père était interrogé et détenu. Il n’a jamais été accusé. Des représentants de l’ambassade canadienne, qui rendaient visite au prisonnier, se sont vu refuser l’accès à la prison à partir du mois de mars en raison de la pandémie du coronavirus.

La famille Albaz était d’ailleurs de plus en plus inquiète après avoir été informée, le mois dernier, que leur proche avait développé des symptômes de la COVID-19. Un codétenu, âgé de 42 ans, aurait même succombé au virus.

Selon les proches de Yasser Albaz, celui-ci souffre de conditions de santé le mettant davantage à risque de développer de graves complications en cas de contamination au coronavirus.

Ils décrivent ses conditions de détention comme étant insalubres, avec une aération limitée et pratiquement pas de soins médicaux.

La famille a tenu à remercier le premier ministre Justin Trudeau qui a abordé directement le cas de M. Albaz directement avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors d’une rencontre en Éthiopie, l’an dernier.

Elle a aussi remercié le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, d’être revenu à la charge auprès de son homologue égyptien le mois dernier et pour avoir été réceptif envers la famille.

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