Un Irano-Canadien, membre de l’équipe sur le nucléaire, aurait été inculpé

TÉHÉRAN, Iran – L’appareil judiciaire en Iran a inculpé un membre de l’équipe du pays ayant négocié une entente sur le nucléaire avec des puissances mondiales, a indiqué dimanche un porte-parole, et il s’agit probablement d’un Irano-Canadien précédemment détenu par les autorités sous des soupçons d’espionnage.

Un Irano-Américain fait aussi face à des accusations pour avoir supposément détourné 3,1 millions $ des mains de gens à qui une aide avait été promise pour émigrer, a affirmé le porte-parole judiciaire Gholamhosein Mohseni Ejehi, selon des informations de l’agence de nouvelles officielle IRNA.

Dans l’affaire impliquant un membre de l’équipe sur le nucléaire, M. Ejehi a dit qu’il reviendrait au tribunal de décider si la personne sera accusée. Il n’a pas spécifié le nom du membre de l’équipe de négociations ayant été inculpé, et n’a pas expliqué de quelles accusations il était question.

Néanmoins, M. Ejehi a affirmé que la personne concernée avait la double citoyenneté et portait les initiales D.E. Cela indique qu’il s’agit probablement d’Abdolrasoul Dorri Esfahani, un Irano-Canadien.

En août, des médias ultraconservateurs ont affirmé que les autorités avaient mis en détention M. Esfahani, qui aurait travaillé comme membre d’une équipe parallèle s’étant attardée à la levée de sanctions économiques dans le cadre de l’entente. Il a par la suite été libéré sous caution, ce qui est rare en Iran pour les personnes accusées d’avoir commis un crime grave.

Après la révolution islamique de 1979, M. Esfahani aurait agi comme membre de l’équipe iranienne travaillant à La Haye sur les différends entre l’Iran et les États-Unis concernant des achats antérieurs d’équipement militaire par l’Iran auprès des États-Unis. M. Esfahani est membre de l’Institut des comptables agréés de l’Ontario. Il a aussi agi comme conseiller du directeur de la banque centrale iranienne.

L’Associated Press n’a pu joindre M. Esfahani pour commenter. Les autorités canadiennes n’avaient pas répondu à une demande pour commenter dans l’immédiat.