Un jeune Noir battu par un policier torontois rejette les excuses de la police

TORONTO — Un jeune homme noir qui a été sévèrement battu par un policier de Toronto qui n’était pas en service a rejeté vendredi les excuses du chef par intérim du corps policier, qualifiant les propos d’«exercice de relations publiques».

Le chef intérimaire James Ramer a présenté jeudi ses excuses pour la décision du service de police de ne pas informer immédiatement l’organisme de surveillance de la police de la province du passage à tabac de Dafonte Miller en 2016.

Les excuses sont survenues après la publication d’une enquête indépendante sur la gestion de l’incident par l’ancien chef Mark Saunders.

M. Miller et ses avocats ont affirmé vendredi qu’ils n’avaient reçu qu’un préavis de quelques minutes avant que les conclusions de l’enquête ne soient rendues publiques par la police.

«Les excuses sincères sont importantes, les exercices de relations publiques n’en sont pas», a lancé M. Miller dans un communiqué transmis par l’intermédiaire de son avocat, Julian Falconer.

«L’ancien chef Saunders n’a jamais communiqué avec moi. Jusqu’à hier matin, quelques minutes avant qu’il se présente en public, le chef provisoire Ramer n’avait jamais communiqué avec moi. Malheureusement, cela n’aide en rien à construire des ponts — ils ne font qu’empirer la situation pour moi et ma famille. »

Le constable Michael Theriault a été reconnu coupable de voies de fait lors de l’incident survenu en 2016, mais il a été acquitté de l’accusation plus grave de voies de fait graves et d’entrave à la justice.

L’enquête sur M. Saunders a été menée par le Bureau du directeur indépendant de l’examen de la police et a allégué que l’ancien chef avait enfreint la loi sur les services de police en ne rapportant pas l’incident à l’Unité des enquêtes spéciales (UES).

Le rapport a cependant révélé que M. Saunders n’avait pas été informé de l’incident pendant cinq mois, a déclaré Me Falconer.

«Ce que le rapport prouve, c’est que les officiers subordonnés au chef Saunders, en particulier les officiers chargés de recevoir des informations sur l’agression violente d’un civil, ont délibérément choisi de ne pas informer l’UES et ont donc contourné une enquête opportune», a-t-il dit.

Me Falconer a soutenu que davantage d’enquêtes indépendantes étaient en cours concernant la réaction interne de la police de Toronto à l’incident.

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