Un juge fédéral serre la vis au service postal

NEW YORK — Un juge fédéral de l’État de New York a ordonné lundi au service postal des États-Unis de s’acquitter de ses responsabilités en priorisant le traitement du courrier électoral, ajoutant que l’agence doit autoriser le temps supplémentaire à l’approche du vote du 3 novembre.

Le juge Victor Marrero a annoncé sa décision en réponse à la poursuite intentée par plusieurs individus, dont des candidats, qui accusaient le président Donald Trump et le service postal des États-Unis de mettre en péril le courrier électoral.

Le juge Marrero a ordonné aux deux camps de s’entendre d’ici vendredi midi, en respect avec sa décision.

S’ils n’y parviennent pas, le juge Marrero a fait savoir qu’il publiera un ordre autorisant les travailleurs postaux à effectuer des livraisons supplémentaires et à travailler plus longtemps en octobre et au début du mois de novembre.

Le droit de vote est trop fondamental, a dit le magistrat, pour qu’on puisse laisser planer dans l’esprit des électeurs un doute que leur vote sera compté.

La semaine dernière, le juge fédéral Stanley Bastian avait imposé l’injonction nationale réclamée par 14 États qui poursuivaient l’administration Trump et contestaient la politique du service postal d’imposer aux camions de livraison de partir à l’heure prévue, même si des sacs de courrier attendaient toujours d’être chargés.

Ces États voulaient aussi contraindre le service postal à traiter le courrier électoral comme du courrier de première classe.

Plusieurs s’attendent à une montée en flèche du vote postal cette année, en raison de la pandémie de coronavirus. Plusieurs poursuites judiciaires ont été intentées.

En réaction à la controverse, le directeur général du service postal, Louis DeJoy, un contributeur important de M. Trump et du Parti républicain, a suspendu certains changements qui auraient pu ralentir la livraison du courrier.

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