Un maire accusé d’agression sexuelle suit un programme de «mesures de rechange»

VANCOUVER — Une accusation d’agression sexuelle contre un maire de la région de Vancouver a été suspendue, mercredi, après que l’homme a suivi un programme de «mesures de rechange».

Le service des poursuites pénales de la Colombie-Britannique confirme qu’un procureur spécial avait suspendu mercredi l’accusation portée contre le maire de Port Moody, Rob Vagramov. La Couronne indique que le Code criminel lui interdit de divulguer des détails sur le programme de mesures de rechange suivi par M. Vagramov.

Des mesures de rechange peuvent être utilisées dans des «causes moins graves» qui impliquent généralement des contrevenants sans antécédents judiciaires, afin d’alléger le système officiel. Ces programmes offrent aux accusés l’occasion d’éviter les conséquences d’un casier judiciaire, tout en les tenant responsables d’une façon qui est visible pour la collectivité.

Ian Donaldson, l’avocat de M. Vagramov, n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire, mercredi.

Lors de l’annonce de l’accusation, en mars dernier, la Couronne avait indiqué que le maire aurait commis une agression sexuelle à Coquitlam en 2015. M. Vagramov a nié, qualifiant l’affaire de «cauchemar absolu» pour lui-même et ses proches. Le maire a alors pris un congé, avant de retourner à la mairie en septembre. Mais après le tollé de certains conseillers, il est retourné en congé en octobre.

M. Vagramov avait 28 ans lorsqu’il a été élu maire de Port Moody, à l’automne dernier, après avoir été conseiller municipal pendant un mandat.

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