Un maire suspendu pour avoir menti sur son abonnement à la piscine

QUISPAMSIS, N.-B. — Le maire de Quispamsis, dans le sud du Nouveau-Brunswick, a été suspendu de ses fonctions après avoir menti sur son identité pour pouvoir accéder librement à la piscine locale.

Selon ce qu’a rapporté la municipalité mercredi, il se serait absenté d’une réunion en prétendant qu’il rendait visite à un membre de sa famille hospitalisé.

On reproche également à Gary Clark d’avoir acheté un abonnement à la piscine pour une famille qui ne réside pas dans la ville, ce qui contrevient aux règlements de la municipalité.

Mardi, le conseil municipal a conclu que le maire avait violé son code de conduite et a voté à six contre un en faveur d’une suspension sans solde jusqu’au 5 novembre.

Selon une transcription des commentaires de la mairesse adjointe Libby O’Hara, les événements reprochés se seraient produits le 18 juillet. Ce jour-là, Gary Clark a envoyé un message texte au directeur général de la ville pour l’informer de son absence à une réunion de comité parce qu’il devait supposément se rendre d’urgence au chevet d’un membre de sa famille hospitalisé.

Au lieu de cela, il s’est rendu à la piscine locale, où il est entré «en utilisant un nom d’emprunt», selon Mme O’Hara.

«Les membres du personnel d’été, qui lui trouvaient un air familier, ont alors effectué une recherche sur internet, a révélé la mairesse adjointe. C’est à ce moment-là qu’ils ont réalisé qui il était et qu’il s’était mal identifié.»

L’incident a déclenché un audit des registres de la piscine, ce qui a permis de démontrer que l’abonnement de 180 $ ne portant pas son nom avait été acheté par le maire lui-même plus tôt cette année.

Les noms inscrits sur l’abonnement étaient ceux de quatre personnes qui ne résident pas dans la ville, ce qui constitue une autre infraction aux règles, a tranché le conseil municipal. Gary Clark utilisait l’un de ces noms pour accéder à la piscine.

«Cet audit a révélé que sur les 113 abonnements familiaux vendus, un seul appartient à une famille qui ne vit pas à Quispamsis», a précisé Mme O’Hara. Il s’agit de l’abonnement payé par le maire.

Gary Clark en est à son premier mandat à la mairie de Quispamsis, une ville d’un peu plus de 18 000 habitants, située à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Saint-Jean. Auparavant, il a servi durant deux mandats à titre de conseiller. Il était membre de l’administration municipale lorsque les règles de la piscine ont été adoptées.

Gary Clark a présenté des excuses pour son comportement.

«Je reconnais avoir compromis l’intégrité de ma fonction et de ceux avec qui je siège. Je suis vraiment désolé de mon comportement», a-t-il soutenu dans une déclaration écrite datée du 14 septembre.

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