Un mandat au Québec avait été lancé contre le suspect de l’attaque à Vancouver

VANCOUVER — Des histoires de bravoure, de compassion et de gentillesse émergent après l’horreur d’une attaque au couteau au cours du week-end, a affirmé lundi le maire du district de North Vancouver.

Le maire Mike Little a déclaré que la communauté était choquée et attristée par l’attaque de samedi qui a causé la mort d’une femme et blessé six autres personnes.

M. Little a relaté avoir entendu parler d’employés d’un restaurant ayant porté secours à des blessés, de passants s’étant précipités pour administrer les premiers soins et d’autres actes de compassion et de bravoure qui seront reconnus dans les mois à venir.

Yannick Bandaogo, 28 ans, sans domicile fixe, a été accusé de meurtre au deuxième degré dimanche et reste en détention après avoir subi une intervention chirurgicale pour des blessures auto-infligées.

Il devait comparaître devant le tribunal par téléphone lundi, mais un agent de la GRC a indiqué qu’il avait refusé de quitter sa cellule pour y prendre part.

Michelle Tansey, responsable par intérim de l’équipe intégrée d’enquête sur les homicides, a déclaré lundi lors d’une conférence de presse que les enquêteurs en apprenaient davantage sur les antécédents du suspect.

«L’accusé n’était connu d’aucune des victimes», a-t-elle dit.

Il faisait l’objet de mandats au Québec et à Winnipeg, mais les agents ignorent pourquoi il était à North Vancouver ou quand il est venu sur la côte ouest, a affirmé Mme Tansey.

Il n’y a aucun lien avec un quelconque type de radicalisation, a-t-elle déclaré, ajoutant que la police tient toujours compte de la santé mentale du suspect lors d’une telle enquête.

Selon les dossiers judiciaires du Québec, un homme du nom de Yannick Bandaogo vivait à Gatineau, et il ne s’est pas présenté pour des comparutions à deux reprises devant le tribunal l’année dernière, ce qui a entraîné le dépôt de mandats d’arrestation.

Les comparutions prévues au tribunal en juillet et septembre 2020 concernaient des violations présumées de conditions imposées à la suite d’infractions antérieures.

En septembre 2019, Yannick Bandaogo avait plaidé coupable de voie de fait armée causant des lésions corporelles.

Un an plus tôt, Yannick Bandaogo avait été condamné en octobre 2018 à un mois de prison pour avoir agressé un policier et avoir résisté à son arrestation à Longueuil. Le même jour, il a également été condamné à quatre mois pour voies de fait causant des lésions corporelles et à trois mois dans le cadre de deux autres affaires de voies de fait.

Alain Boismenu, propriétaire d’un gymnase de boxe de Longueuil où Yannick Bandaogo s’est entraîné pendant environ une décennie, s’est dit choqué d’apprendre que son ancien élève avait été inculpé dans une attaque en Colombie-Britannique.

«Je suis presque tombé de ma chaise», a affirmé M. Boismenu en apprenant que son ancien élève avait été inculpé.

«Ce n’est pas le même Yannick que je connaissais au gymnase, où nous étions une grande famille. Nous avons gagné ensemble, nous avons perdu ensemble.»

M. Boismenu a déclaré que le jeune homme était très investi dans la boxe, et qu’il venait parfois deux fois par jour pour s’entraîner. Mais il a dit qu’il n’avait pas vu Yannick Bandaogo depuis environ trois ans et qu’un ami commun lui avait dit qu’il n’allait pas bien.

Mme Tansey a déclaré que cinq femmes et un homme avaient été blessés dans l’attaque. Ils ont entre 22 et 78 ans et la police a indiqué que l’on ne craignait pas pour leur vie.

La police n’a pas nommé la femme décédée, mais a déclaré qu’elle avait dans la vingtaine.

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