Un médecin qui serait à l’origine d’une éclosion au N.-B. risque d’être accusé

CAMPBELLTON, N.-B. — Un médecin soupçonné d’être à l’origine d’une éclosion de COVID-19 dans le nord du Nouveau-Brunswick pourrait être accusé d’avoir violé la Loi sur les mesures d’urgence de la province.

Le docteur Jean Robert Ngola a été sommé de comparaître le 26 octobre devant la cour provinciale à Campbellton pour avoir omis de se conformer à une directive ou à une exigence de la loi.

Son avocat, Joël Étienne, a confirmé l’information lundi.

Le docteur Ngola a expliqué qu’il s’était rendu de Campbellton au Québec en mai pour aller chercher sa fille de quatre ans parce que la mère de celle-ci devait partir en Afrique pour assister à des funérailles.

Il a admis qu’à son retour, il ne s’était pas mis en isolement pendant 14 jours, mais il a affirmé que cela était conforme aux pratiques de ses collègues et supérieurs à ce moment-là. Il croit qu’il a peut-être contracté le virus d’un patient ou d’un autre professionnel de la santé au Nouveau-Brunswick.

Lors d’une conférence de presse à la fin du mois de mai, le premier ministre Blaine Higgs avait évoqué un professionnel de la santé «irresponsable», sans nommer spécifiquement le docteur Ngola, et déclaré que le dossier avait été transmis à la Gendarmerie royale du Canada.

L’éclosion de COVID-19 dans la région de Campbellton a touché environ 40 personnes, dont deux qui en sont mortes.

Me Étienne a affirmé que son client n’était pas le «patient zéro» et a sommé le premier ministre de s’excuser. L’avocat a précisé que l’accusation à laquelle il pourrait faire face est une question de réglementation et non une infraction criminelle.

La rentrée à Terre-Neuve-et-Labrador

Ailleurs dans la région atlantique, le plus grand district scolaire de Terre-Neuve-et-Labrador, qui regroupe environ 64 000 élèves et plus de 8200 employés, a présenté lundi son plan de retour à l’école.

La médecin-hygiéniste en chef de la province, la docteure Janice Fitzgerald, a indiqué que le masque devrait être porté par tous les élèves du primaire et du secondaire à bord des autobus scolaires. Cependant, seuls les élèves du secondaire devront porter le couvre-visage dans les espaces communs des bâtiments scolaires.

Les masques ne seront pas exigés dans les salles de classe puisque les élèves pourront maintenir la distance de sécurité lorsqu’ils seront assis à leur pupitre, a ajouté la docteure Fitzgerald, en précisant toutefois que cette règle pourrait changer.

Le district fournira un masque réutilisable à chaque élève et deux à chaque enseignant.

Les familles de la province peuvent demander de scolariser leurs enfants à la maison si elles ne souhaitent pas les renvoyer en classe.

La rentre scolaire est prévue le 4 septembre à Terre-Neuve-et-Labrador, qui ne comptait que deux cas actifs de COVID-19 en date de lundi.

La Nouvelle-Écosse a de son côté signalé lundi une nouvelle infection à la COVID-19.

Les responsables de la santé ont précisé que le nouveau cas avait été rapporté dimanche dans le nord de la province et qu’il est lié à un cas signalé la semaine dernière.

La Nouvelle-Écosse a recensé un total de 1075 cas positifs à la COVID-19, dont 64 décès, depuis le début de la pandémie. La province comptait quatre cas actifs lundi.

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