Un médecin témoigne sur les soins reçus par le vétéran Lionel Desmond

GUYSBOROUGH, N.-É. — Un urgentiste qui a évalué l’ancien soldat Lionel Desmond deux jours avant qu’il ne tue trois membres de sa famille et s’enlève la vie à leur domicile en Nouvelle-Écosse a témoigné, lundi, à l’enquête sur les circonstances du drame.

Le docteur Justin Clark a déclaré que M. Desmond avait été évalué initialement par une infirmière de triage à l’hôpital régional St. Martha à Antigonish, où il a demandé de l’aide à la suite d’une dispute avec sa femme Shanna dans la soirée du 1er janvier 2017.

M. Clark a indiqué que M. Desmond avait reçu un pointage de 2 sur une échelle de 1 à 5, ce qui indiquait qu’il avait besoin d’un traitement dès que possible; un pointage de 1 est considéré comme une urgence absolue.

Le médecin, qui à l’époque avait six mois d’expérience aux urgences, a indiqué qu’il savait en rencontrant M. Desmond vers 19 h que le patient avait reçu un diagnostic de syndrome post-traumatique en 2011 et souffrait d’un trouble post-commotion cérébrale.

Cependant, le docteur Clark a soutenu que l’ancien fantassin de 33 ans était calme et coopératif lorsqu’il a révélé qu’il avait endommagé des meubles pendant une dispute avec sa femme, qui a insisté pour qu’il quitte le domicile pour la nuit.

Malgré le fait que M. Desmond ne semblait pas avoir de pensées suicidaires ou homicidaires, M. Clark a dit qu’il était suffisamment préoccupé par la santé mentale du vétéran qu’il a recommandé une évaluation supplémentaire par un psychiatre, qui a eu lieu à l’hôpital peu après 19 h 30.

M. Clark a déclaré que la rapidité de la réponse avait été remarquable, étant donné que la plupart des patients qui se présentent après 17 h doivent généralement attendre au lendemain pour voir un psychiatre.

Le docteur Faisal Rahman a également observé que M. Desmond ne montrait aucun signe de pensées suicidaires ou homicidaires, mais le psychiatre a déterminé qu’il serait plus prudent que M. Desmond passe la nuit dans la salle d’observation d’urgence de l’hôpital.

Les propos des médecins sont importants dans cette enquête, compte tenu du fait que des amis et des proches de M. Desmond se sont plaints que l’hôpital l’avait renvoyé à la maison avant les meurtres — une allégation que l’hôpital a démentie.

Lionel Desmond a tué sa mère, sa femme et sa fille de 10 ans avant de retourner contre lui un fusil de style militaire le 3 janvier 2017.

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