Un milliardaire canadien d’origine chinoise est porté disparu en Chine

HONG KONG – Un milliardaire canadien d’origine chinoise est porté disparu en Chine, possiblement après avoir été arrêté par la police à Hong Kong.

Le quotidien hongkongais South China Morning Post cite mercredi un proche de l’homme d’affaires qui, sous le couvert de l’anonymat, affirme que Xiao Jianhua se trouve actuellement sur le territoire de la Chine continentale.

Des médias chinois rapportaient précédemment que M. Xiao, qui compte parmi les hommes les plus riches de la Chine, a été arrêté vendredi au luxueux hôtel Four Seasons, puis emmené vers une destination inconnue. Ces informations sont pratiquement impossibles à vérifier.

Ajoutant à la confusion, le quotidien Ming Pao a publié la journée même, à la une, une publicité apparemment achetée par M. Xiao et dans laquelle il nie avoir été emmené contre son gré. Une telle «arrestation» contreviendrait à la mini-Constitution de Hong Kong, qui interdit aux forces de l’ordre de la Chine continentale d’agir sur le territoire de la ville.

M. Xiao est le fondateur du groupe Tomorrow, dont le siège social se trouve à Pékin. La fortune de l’homme de 46 ans est évaluée à 6 milliards $ US, ce qui en fait le 32e homme le plus riche de la Chine selon le rapport Hurun, la version chinoise du palmarès Forbes des individus les plus riches de la planète.

La police de Hong Kong a indiqué mercredi avoir demandé l’aide des policiers chinois dans cette affaire. L’enquête démontrerait seulement, pour le moment, que M. Xiao est entré sur le territoire de la Chine continentale vendredi dernier. Un membre de la famille de M. Xiao qui avait demandé l’aide des policiers leur a ensuite demandé, samedi, d’abandonner leurs recherches, après avoir été apparemment informé qu’il était sain et sauf.

M. Xiao devrait notamment sa fortune à ses liens étroits avec le Parti communiste chinois. Il contrôlerait au moins neuf entreprises cotées en Bourse et détiendrait des participations dans plus de 30 institutions financières.

Il aurait fui vers Hong Kong en 2014 dans la foulée de rumeurs selon lesquelles il faisait l’objet d’une enquête pour corruption. M. Xiao a toujours nié avoir quoi que ce soit à se reprocher.

Le consulat canadien a dit être au courant de la situation et avoir demandé des informations aux autorités.

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