Un Montréalais participait de sa cellule à un trafic de fentanyl vers les États-Unis

MONTRÉAL — Un Montréalais risque la prison à vie aux États-Unis après avoir plaidé coupable d’exportation de fentanyl dans ce pays depuis sa cellule à Drummondville, dans le cadre d’une organisation internationale de trafiquants.

Le département américain de la Justice soutient que le trafic de fentanyl organisé par Jason Joey Berry a entraîné 15 surdoses aux États-Unis, dont quatre se sont avérées fatales.

Berry, âgé de 39 ans, a plaidé coupable vendredi dernier de complot en vue d’importer et de distribuer du fentanyl aux États-Unis, un crime qui, selon les responsables américains, a entraîné des blessures corporelles graves et même des décès.

Les autorités américaines affirment que Berry, ainsi qu’un codétenu, Daniel Vivas Ceron, ont organisé la distribution aux États-Unis de fentanyl et de produits similaires du Canada et de la Chine. Les deux hommes étaient alors incarcérés à l’établissement à sécurité moyenne Drummond, à Drummondville.

Vivas Ceron, un ressortissant colombien, a plaidé coupable à diverses accusations en 2019 et risque également une peine d’emprisonnement à perpétuité.

«Jason Berry faisait partie d’un réseau de trafic de fentanyl qui a contribué à l’épidémie d’opioïdes qui sévit dans nos communautés», a déclaré Kenneth A. Polite Jr., procureur général adjoint de la division criminelle du département américain de la Justice, dans un communiqué du 29 juillet.

La condamnation, a-t-il ajouté, envoie un «message clair» selon lequel le département s’est engagé à arrêter le flux de drogues mortelles et à tenir les trafiquants responsables de leurs actes.

L’enquête, baptisée «Operation Denial», avait commencé en janvier 2015 dans le Dakota du Nord, à la suite de la mort par surdose d’un jeune Américain de 18 ans, Bailey Henke, de Grand Forks. Plusieurs personnes du Canada, de la Chine et des États-Unis ont été accusées ou condamnées depuis le début de cette opération.

Berry avait été arrêté dans cette affaire par les autorités canadiennes en 2019 et extradé vers le Dakota du Nord en 2021. Il doit connaître sa peine le 17 janvier 2023; la peine minimale obligatoire est la prison à perpétuité.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.