Un officier canadien sera commandant adjoint des forces de l’ONU en Corée

OTTAWA — Le Canada augmente un peu sa présence militaire dans la péninsule coréenne: un officier canadien sera le commandant adjoint des forces de l’ONU dans la région, un poste toujours occupé jusqu’ici par un Américain.

Le lieutenant-général Wayne Eyre est nommé à cette fonction alors que le Canada a annoncé le mois dernier qu’il songeait à déployer dans la région un avion de surveillance et plusieurs dizaines de militaires afin de participer à la lutte contre la contrebande nord-coréenne.

Ces initiatives visent à accroître la présence militaire canadienne en Asie-Pacifique, une région de plus en plus déterminante dans la recherche de la paix et de la sécurité sur la planète.

Mais ces décisions surviennent aussi à l’aube d’une rencontre historique entre le président américain, Donald Trump, et le leader nord-coréen, Kim Jong-un, à Singapour le 12 juin.

Les États-Unis, le Canada et plusieurs autres pays qui ont combattu au sein des forces des Nations unies pendant la guerre de Corée, au début des années 1950, sont toujours, techniquement, en guerre contre la Corée du Nord. Les hostilités ont toutefois cessé il y a 65 ans, en juillet 1953, par la signature d’un armistice.

Depuis, les Nations unies ont maintenu dans la péninsule une force multinationale impliquant 21 pays, qui surveille la zone démilitarisée de 244 kilomètres entre les deux Corées. Le Canada fournit actuellement six personnes au Commandement des Nations unies en Corée, et fera porter cet effectif à 15 militaires cet été.

«La nomination du lieutenant-général Eyre au poste de commandant adjoint du Commandement des Nations unies en Corée et la contribution accrue des Forces armées canadiennes démontrent une fois de plus notre engagement à maintenir l’armistice», a indiqué lundi le ministre de la Défense nationale, Harjit S. Sajjan, dans un communiqué.

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