Un officier relate les conversations avec Lionel Desmond avant les meurtres

GUYSBOROUGH, N.-É. — Le sergent Addie MacCallum de la GRC a témoigné mardi de conversations qu’il a eues avec Lionel Desmond avant que l’ancien soldat tue trois membres de sa famille et s’enlève la vie en 2017.

Le 3 janvier 2017, Lionel Desmond a acheté un fusil et a tiré sur sa femme, sa fille et sa mère Brenda, âgée de 52 ans, avant de retourner l’arme contre lui dans leur maison en secteur rural à Upper Big Tracadie.

Le commandant de district de la région de Guysborough à l’époque a déclaré qu’il avait parlé à Lionel Desmond deux fois avant les meurtres en 2017, y compris le 18 novembre 2015, lorsque sa femme Shanna Desmond a appelé la police pour se plaindre que son mari avait cessé de prendre certains de ses médicaments et se trouvait dans un état maniaque.

«Il était calme, lucide et poli», a déclaré M. MacCallum à l’enquête sur la tragédie, se souvenant de son entretien ce jour-là avec Lionel Desmond.

M. MacCallum a affirmé que l’ancien soldat, qui avait effectué deux séjours en Afghanistan en 2007, lui avait dit qu’il était conscient de sa maladie mentale et qu’il avait pris rendez-vous avec deux médecins pour la semaine suivante. L’officier a déclaré que Lionel Desmond n’avait rien dit qui soulevait des préoccupations majeures.

L’officier a relaté avoir reçu un appel de Lionel Desmond deux semaines plus tard, le questionnant sur la saisie par les autorités d’un fusil de chasse de calibre .308 lui ayant appartenu.

La saisie avait été déclenchée par le contrôleur des armes à feu du Nouveau-Brunswick, qui avait suspendu le permis d’armes à feu de Lionel Desmond et lui avait ordonné de renoncer à ses armes à la suite d’un incident non précisé à Oromocto, au Nouveau-Brunswick, selon ce qui a été dit à l’enquête.

Le permis de l’ancien soldat a été rétabli cinq mois plus tard, mais l’enquête n’a reçu aucun détail sur ce qui s’est passé.

L’enquête examinera notamment si Lionel Desmond avait accès à des services sur la santé mentale et la violence conjugale — et s’il aurait dû être en mesure d’acheter une arme à feu le jour de la tragédie.

Plus tôt mardi, le sergent de la GRC a sangloté tandis qu’il décrivait dans les moindres détails ce qu’il a vu lorsqu’il est entré dans la maison de Lionel Desmond le jour de la tuerie.

M. MacCallum a témoigné qu’il savait que Lionel Desmond souffrait de stress post-traumatique et qu’il avait servi dans un rôle de combat avec l’armée, ce que l’officier a décrit comme «des facteurs de risque très élevés». Il a également dit qu’il était au courant que Lionel Desmond et sa femme avaient des problèmes conjugaux.

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