Un petit groupe de politiciens de droite réclame la levée de toutes les restrictions

OTTAWA — Maxime Bernier s’est joint à un groupuscule de politiciens pour réclamer la fin de toutes les mesures imposées par les gouvernements – fédéral et provinciaux – en réponse à la pandémie de COVID-19.

Celui qui dirige le Parti populaire du Canada s’est présenté à une conférence de presse à Ottawa, jeudi avant-midi, accompagné de trois hommes qui ont, avec lui, dénoncé la gestion de la pandémie.

«Si nous allons forcer même les enfants de deux ans à porter un masque, la moindre des choses est de recommander l’usage prophylactique de la vitamine D», a proposé Derek Sloan, député fédéral chassé du caucus conservateur.

«Nous devenons une société sans loi, sans liberté», a renchéri le député provincial Randy Hillier qui, lui, a quitté le caucus de Doug Ford. 

«Nous avons échangé les 10 commandements du principe éternel contre 10 000 commandements covidiens», s’est désolé Michael Thiessen, homme d’église, qui a martelé que la science n’a pas d’autorité morale.

Lorsqu’il a pris la parole, M. Bernier, dont le parti n’a fait élire aucun député en 2019, a clamé que la censure l’empêche de partager ses opinions sur la façon de gérer la pandémie.

C’est ce qui expliquerait que seulement une «minorité», mais une minorité «qui grandit sans cesse», est d’accord avec ce que M. Bernier avance.

«Les gens n’ont pas eu l’occasion d’entendre un autre point de vue que le point de vue gouvernemental et le point de vue officiel», a-t-il argué.

Il a ensuite convenu que ses médias sociaux n’ont été victimes d’aucune censure.

Il ne remet pas en cause l’existence de la COVID-19, mais il estime que le remède est «maintenant pire» que la maladie. Il s’inquiète pour la survie économique et le bien être mental des Canadiens.

«Cette fausse crise dure longtemps, et plus elle dure longtemps, plus (Justin Trudeau) peut dépenser de l’argent et plus il peut acheter des votes», a accusé M. Bernier.

Il a également dénoncé l’idée d’instaurer un passeport vaccinal.

«Ça va créer une société où il va y avoir deux genres de citoyens: ceux qui ont un vaccin et ceux qui n’en ont pas. Ça va créer de la discrimination», à son avis.

Pour sa part, il n’a pas l’intention de se faire vacciner contre la COVID-19. «J’ai 58 ans, je suis en pleine forme, et donc je ne pense pas que j’ai besoin du vaccin», a offert M. Bernier.

Et s’il choisit, lui, de ne pas se faire vacciner, il dit compter sur l’immunité collective «qui s’en vient ici, au pays, grâce aux gens qui se font vacciner et aussi aux gens qui ont eu la COVID et qui ont développé des anticorps».

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