Un petit nombre de Québécois ont été candidats lors du choix de Petitclerc et Pratte

OTTAWA – Peu de Québécois se sont portés candidats lorsque Justin Trudeau a cherché à combler deux postes de sénateurs, ce printemps.

L’exercice, qui a abouti le 18 mars, a vu l’athlète Chantal Petitclerc et le journaliste André Pratte nommés sénateurs.

Or, le comité qui a recommandé les nouveaux sénateurs n’a eu à examiner que 39 candidatures québécoises.

Pour les deux postes de sénateurs manitobains, ils avaient été 51 à se montrer intéressés, tandis que 194 Ontariens avaient levé la main pour les trois sièges de sénateurs de l’Ontario.

Ces chiffres ont été révélés dans un rapport déposé par le Comité consultatif indépendant sur les nominations au Sénat. Le comité avait soumis une courte liste de 25 personnes au premier ministre Justin Trudeau, parmi les 284 candidatures qu’il a étudiées.

L’ex-chancelière de l’Université d’Ottawa Huguette Labelle préside ce comité consultatif.

Elle n’est pas inquiète par le petit nombre de Québécois qui ont participé à ce premier exercice dont le but est de conduire à un Sénat plus indépendant.

«Je pense que nous avons eu de très bons candidats provenant du Québec», a-t-elle assuré en entrevue à La Presse Canadienne.

Mme Labelle espère que les prochains sièges québécois au Sénat seront plus convoités. Elle compte sur un effort de promotion de l’exercice pour y intéresser plus de monde et pour qu’«une grande partie de la population en soit totalement consciente».

Le comité a également publié certaines statistiques sur ces candidatures: 49 pour cent étaient des femmes et 51 pour cent des hommes. Dix pour cent s’identifiaient comme des Autochtones, 16 pour cent comme des minorités visibles et quatre pour cent comme vivant avec un handicap.

En tout, 72 pour cent des candidats étaient des anglophones, 26 pour cent des francophones et deux pour cent ne l’avaient pas précisé.

Un dernier chiffre: le comité consultatif estime avoir dépensé 170 000 $ pour accomplir sa tâche.

Le processus auquel se sont soumis les sept sénateurs choisis en mars en était un de transition. Un processus permanent de choix de sénateurs doit être lancé plus tard, ce printemps.