Un possible cas de réinfection d’une infirmière en soins à domicile en N.-É.

HALIFAX — Les responsables de la santé publique tentent de déterminer si une infirmière en soins à domicile en Nouvelle-Écosse a été réinfectée par le coronavirus causant la COVID-19.

Le docteur Robert Strang, médecin hygiéniste en chef de la province, a déclaré mercredi que l’affaire concernait une personne qui avait déjà été infectée par le virus en mai et qui s’était rétablie. M. Strang a indiqué que l’infirmière travaillait dans la région sanitaire centrale, qui comprend la région d’Halifax.

Lors du point de presse hebdomadaire, le médecin hygiéniste en chef a affirmé que les résultats du plus récent test n’avaient pas été concluants, et que son équipe travaillait avec le laboratoire local et le laboratoire national pour déterminer s’il s’agit d’un véritable cas de réinfection.

Il a dit que par prudence, le cas, qui a été annoncé lundi, est traité comme un nouveau cas positif.

M. Strang a déclaré qu’il avait été déterminé que l’infirmière avait utilisé un équipement de protection individuelle complet et avait respecté les règles sanitaires dans l’exercice de son travail. Le risque d’exposition des patients bénéficiant de soins à domicile est présentement évalué, a-t-il indiqué.

M. Strang a déclaré que ce cas soulevait un certain nombre de questions scientifiques.

«S’il s’agit d’une réinfection, où cette personne a-t-elle été infectée? Pour le moment, il n’y a aucune indication claire à ce sujet», a-t-il affirmé. «Cela fait partie de ce qui en fait un problème complexe à résoudre.»

M. Strang a déclaré qu’il pourrait également s’agir d’un cas où le virus résiduel a pu être détecté au-delà de la période généralement reconnue de trois mois pour les personnes considérées comme rétablies.

Il a été questionné sur les implications si des tests supplémentaires indiquaient une réinfection de l’infirmière.

«Il est probable que nous ne puissions pas compter sur une infection ponctuelle produisant une immunité à vie», a affirmé M. Strang. «Quiconque a été infecté lors de la première vague, nous ne pouvons pas simplement supposer qu’ils sont immunisés maintenant.»

Il a souligné que seule une poignée de cas de réinfection avaient été bien établis dans la littérature scientifique.

Par ailleurs, M. Strang a déclaré que les mesures mises en place à l’égard des étudiants de niveau postsecondaire arrivant en Nouvelle-Écosse en provenance de l’extérieur de la région de l’Atlantique se déroulaient bien.

Le mois dernier, la province a annoncé que les étudiants des universités et des collèges seraient tenus de se soumettre à une série de trois tests pour la COVID-19 tout en s’isolant pendant 14 jours.

M. Strang a indiqué que la plupart des 3200 étudiants qui étaient retournés dans la région avaient terminé leur période de quarantaine, et qu’il y avait eu seulement trois tests positifs pour le virus.

«Cela montre que le risque des étudiants est relativement faible, mais cela montre également que notre stratégie a fonctionné», a-t-il soutenu.

Pourtant, la GRC a déclaré mercredi que quatre étudiants universitaires avaient chacun reçu une amende de 1000 $ pour avoir enfreint les restrictions pendant la fin de semaine de la fête du Travail.

La police a déclaré avoir reçu des plaintes selon lesquelles des étudiants de l’extérieur du Canada atlantique ne se plaçaient pas en isolement comme l’exige la Loi sur la protection de la santé.

La Nouvelle-Écosse compte trois cas actifs du virus, et aucun nouveau cas n’a été signalé mercredi.

Deux cas à l’Île-du-Prince-Édouard

L’Île-du-Prince-Édouard a de son côté signalé mercredi deux nouveaux cas positifs de COVID-19, ce qui porte le nombre total de cas actifs dans la province à 11.

La directrice de la santé publique de la province, la docteure Heather Morrison, a indiqué qu’un cas concernait une femme dans la trentaine qui est une travailleuse essentielle ailleurs que dans le domaine des soins de santé, tandis que l’autre concernait un homme dans la vingtaine.

Mme Morrison a affirmé que les deux personnes ont voyagé à l’étranger, se sont isolées depuis leur arrivée dans la province et ont effectué des tests de routine.

L’Île-du-Prince-Édouard a recensé un total de 55 cas positifs de COVID-19 depuis le début de la pandémie — tous étaient liés aux voyages.

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