Un poste de commandement de la SQ érigé à Barraute

VAL D’OR, Qc — À la recherche d’indices sur un meurtre survenu il y a six mois, la Sûreté du Québec a érigé ce matin un poste de commandement devant la caserne des pompiers de Barraute, une petite municipalité située à environ 30 km à l’est d’Amos.

Le 13 janvier dernier, Steeve Guénette, un homme de 42 ans, a été retrouvé sans vie peu après 17h15 à son domicile de la 2e rue ouest. C’est une connaissance qui avait fait la macabre découverte et qui avait alerté les services d’urgence. À l’origine, l’affaire avait été traitée comme une mort suspecte, mais on a rapidement conclu ensuite à un homicide.

La victime était bien connue à Barraute, et avait eu plusieurs démêlés avec la justice, pour des voies de fait et des infractions en matière de trafic de stupéfiants. Malgré qu’il ait eu une trentaine de dossiers à son actif, il était toujours actif dans le milieu de la revente de drogue dans la région.

Pour le moment, l’enquête n’a pas donné de résultats, tant et si bien que l’Unité des crimes contre la personne a profité de son passage à Val-d’Or (dans le cadre de la mort tragique d’un adolescent de 13 ans dans le secteur Vassan) pour relancer l’enquête.

Une pièce du puzzle

Les enquêteurs recueillent les informations du public au poste de commandement, mais ils sont également actifs sur le terrain. «Les enquêteurs vont cogner à des portes, pour tenter de recueillir de l’information de la part du voisinage et des connaissances de la victime, indique le Sergent Jean-Raphaël Drolet. On demande à toute personne qui aurait de l’information de nous en faire part, pour faire avancer notre enquête.»

Le Sgt. Drolet ajoute que toute information est la bienvenue. «Une enquête, c’est un peu comme un casse-tête, image-t-il. Parfois, une simple pièce du puzzle au bon endroit peut mener à placer une autre pièce, et nous permettre de le compléter. Une information peut paraître anodine pour quelqu’un, mais parfois, elle peut s’avérer capitale pour nous. C’est pour cela que nous disons aux gens d ene pas hésiter à venir nous voir.»

Pour les enquêteurs, il s’agit d’une étape importante pour la relance de l’enquête. «Nous travaillons sur ce dossier depuis la mi-janvier, confirme le Sgt. Drolet. C’est donc pour nous une occasion de se rapprocher du but, qui est de trouver le ou les auteurs de ce meurtre.»

Texte de l’Initiative de journalisme local