Un premier cas de Zika est signalé en Nouvelle-Écosse

HALIFAX – Un premier cas de Zika vient d’être confirmé en Nouvelle-Écosse.

Le ministère de la Santé et du Mieux-Être a indiqué lundi par voie de communiqué qu’une femme avait contracté le virus lors d’un voyage effectué dans un pays touché par l’éclosion virale. La dame n’a pas été hospitalisée et se porte bien aujourd’hui, précise le ministère provincial.

Le médecin-hygiéniste en chef adjoint, Frank Atherton, rappelle que les risques associés au virus Zika pour les Néo-Écossais — et pour les Canadiens en général — sont très faibles. Le docteur Atherton n’a jamais entendu parler d’un cas de transmission à l’humain par un moustique au Canada même.

Le virus Zika est surtout transmis par des moustiques, qui ne peuvent survivre dans notre climat. Le virus peut aussi être sexuellement transmissible, mais ce mode serait «très rare», selon les experts.

Le Zika est actuellement prévalent en Amérique centrale et en Amérique du Sud, de même que dans certaines régions du Mexique et des Antilles.

Jusqu’ici, au moins 68 Canadiens ont été déclarés positifs au virus; la plupart l’avaient contracté après un séjour dans un pays où le Zika était devenu épidémique.

Les autorités en profitent pour rappeler que les Canadiens qui voyagent dans des pays touchés par le Zika, et surtout les femmes enceintes — ou qui envisagent de tomber enceintes — devraient prendre des mesures préventives pour réduire leur exposition aux moustiques (insectifuges, moustiquaires, vêtements longs).

À leur retour d’un voyage dans un pays touché par le Zika, les hommes devraient utiliser un condom pendant six mois avec toute partenaire qui pourrait tomber enceinte. Quant aux femmes qui reviennent d’un pays touché par le Zika, elles devraient attendre au moins deux mois avant d’essayer de tomber enceintes.