Un premier cas du nouveau coronavirus asiatique confirmé aux États-Unis

SEATTLE — Les États-Unis ont rapporté mardi un premier cas sur leur territoire du nouveau coronavirus qui circule en Asie.

Il s’agit d’un citoyen américain récemment rentré d’un voyage dans le centre de la Chine.

L’homme est revenu dans la région de Seattle au milieu de la semaine dernière après avoir visité la région de Wuhan, où l’éclosion a commencé. L’homme d’une trentaine d’années est hospitalisé dans un état jugé satisfaisant à Everett, dans l’État de Washington.

On ne considère pas qu’il représente une menace pour le public ou le personnel médical.

Les États-Unis deviennent le cinquième pays touché par le coronavirus 2019-nCoV, après la Chine, le Japon, la Thaïlande et la Corée du Sud.

Les autorités américaines ont mis en place des mesures de surveillance dans plusieurs aéroports la semaine dernière. Le Canada compte faire de même au cours des prochains jours.

Les passagers qui arrivent de la région de Wuhan font ainsi l’objet d’une attention particulière aux aéroports de Los Angeles et de San Francisco, et à l’aéroport Kennedy, à New York. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis ont annoncé que les aéroports O’Hare, à Chicago, et d’Atlanta s’ajouteront à la liste cette semaine.

De plus, tous les passagers qui arrivent de Wuhan n’auront d’autre choix que de passer par l’un de ces cinq aéroports.

Le passager infecté ne présentait aucun symptôme lorsqu’il est arrivé à l’aéroport Seattle-Tacoma mercredi dernier. Il a communiqué avec les services de santé dimanche, lorsque les premiers symptômes sont apparus.

Quelque 300 infections ont été confirmées en Chine, principalement dans la région de Wuhan, selon l’Organisation mondiale de la santé. L’éclosion a jusqu’à présent fait six morts, tous en Chine. La plupart des victimes avaient plus de 60 ans et certaines souffraient de graves problèmes de santé.

Le 2019-nCoV peut causer de la fièvre, de la toux, des difficultés respiratoires et une pneumonie. Il est un cousin rapproché du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

Le virus est probablement passé des animaux aux humains. Les responsables chinois ont confirmé lundi qu’une transmission humaine est possible, mais on ne sait pas encore avec quelle facilité le virus passe d’une personne à une autre.

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies avaient prévenu la semaine dernière que le virus risquait tôt ou tard d’apparaître aux États-Unis.

Les plus populaires