Un professeur du Nouveau-Brunswick accusé de racisme prendra sa retraite

FREDERICTON — Un professeur de l’Université du Nouveau-Brunswick dénoncé par ses collègues pour avoir défendu des idées jugées racistes au sujet de l’immigration a accepté de prendre sa retraite.

L’établissement a annoncé mardi que Ricardo Duchesne avait remis son préavis de retraite anticipée «afin de se concentrer sur ses propres activités en tant qu’intellectuel indépendant».

M. Duchesne est professeur au département de sciences sociales du campus universitaire de Saint-Jean depuis 1995.

La semaine dernière, plus de 100 membres du corps professoral ont signé une lettre dénonçant ses prises de position sur le multiculturalisme et l’immigration, qu’ils jugeaient «racistes et sans mérite académique».

Devant les critiques de ses collègues et de la Société historique du Canada, M. Duchesne a déclaré la semaine dernière qu’il n’avait aucune intention de démissionner.

«Je n’ai rien fait de mal», avait-il fait valoir en entrevue avec La Presse canadienne. «Je ne suis ni raciste ni suprémaciste.»

Mardi, cependant, il a déclaré qu’il avait hâte de partir à la retraite. Il a expliqué par courriel qu’il prévoyait continuer à écrire sur les thèmes qui lui sont chers, en particulier sur «la civilisation européenne» et «l’immigration de masse».

Il a accusé les grands médias ne jamais permettre «une réflexion critique sur l’idéologie obligatoire de la diversité».

Les plus populaires