Un «psychiatre vedette», sur l’autisme, au procès d’Alek Minassian

TORONTO — Un psychiatre réputé témoigne jeudi du lien entre l’autisme et les massacres de masse, au procès de l’homme qui a tué 10 personnes et en a blessé 16 autres, à Toronto, en montant sur les trottoirs avec une fourgonnette.

Le docteur John Bradford a affirmé qu’un petit nombre seulement de personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme ont commis de tels massacres. Il soutient que les personnes atteintes de ce trouble sont en fait beaucoup plus susceptibles d’être les victimes de violences.

Alek Minassian a plaidé non coupable à 10 chefs de meurtre au premier degré et 16 chefs de tentative de meurtre, pour l’attentat commis le 23 avril 2018. Ses avocats veulent que l’homme de 28 ans, de Richmond Hill, soit déclaré non criminellement responsable de ses actes en raison d’un trouble du spectre de l’autisme.

Le psychiatre Bradford a évalué certains des tueurs en série les plus notoires du Canada, dont Robert Pickton, Paul Bernardo et Russell Williams. Il a été impliqué dans l’affaire Minassian lorsque le tribunal a ordonné à l’accusé de subir une évaluation psychiatrique, en 2018.

«Il semble y avoir une certaine relation entre l’autisme et l’homicide de masse», a déclaré le docteur Bradford. Mais on sait peu de choses sur cette relation, a-t-il ajouté.

Une autre psychiatre appelée à la barre avait précédemment soutenu qu’à cause du trouble du spectre de l’autisme, Minassian était obsédé par les meurtres de masse et vulnérable aux divagations d’un meurtrier de masse américain.

Le tribunal a appris que Minassian avait déclaré à divers médecins que sa motivation pour les attaques allait de la notoriété à la vengeance contre une société dans laquelle il avait été rejeté pendant des années par les femmes, mais aussi à l’anxiété de commencer un nouvel emploi.

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