Un Québécois est reconnu coupable du meurtre de sa conjointe inuite

MONTRÉAL — La condamnation d’un Québécois reconnu coupable du meurtre au deuxième degré de sa conjointe inuite envoie un message aux communautés autochtones que le système de justice ne les a pas oubliées, selon le procureur impliqué dans le dossier.

Nellie Angutiguluk, mère de trois enfants, a été retrouvée morte en 2015 dans l’appartement qu’elle partageait avec Kwasi Benjamin, à la suite de ce qui semblait être une strangulation.

Le procureur de la Couronne, Dennis Galiatsatos, a plaidé durant le procès tenu à Montréal que Kwasi Benjamin avait étranglé la jeune femme de 29 ans à la suite d’une dispute.

Me Galiatsatos estime que le jury a été convaincu par la preuve médico-légale et qu’il n’a pas cru la théorie de la défense soutenant que la victime se serait suicidée.

«Le verdict me procure un certain soulagement parce que je sais, et on en a beaucoup parlé au cours du mois, que plusieurs communautés autochtones se sentent abandonnées, voire oubliées, par le système de justice et j’espère que ce verdict leur apportera un peu d’espoir», a-t-il mentionné.

Me Galiatsatos fait référence à deux verdicts rendus en février où les accusés ont été trouvés non coupables des meurtres de victimes autochtones.

Un jury a acquitté un fermier de la Saskatchewan, Gerald Stanley, âgé de 56 ans, qui a causé la mort par balle de Colten Boushie, 22 ans, membre de la Première Nation Red Pheasant.

À Winnipeg, un autre jury a acquitté Raymond Cormier du meurtre au deuxième degré de Tina Fontaine, 15 ans, retrouvée dans la rivière Rouge à l’été 2014.

Kwasi Benjamin, lui, a été reconnu coupable, mercredi, au palais de justice de Montréal, et les observations sur la peine sont prévues pour le 4 avril.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie