Un Saoudien accusé d’agression sexuelle aurait fui le Canada

SYDNEY, N.-É. — Un Saoudien âgé de 28 ans, accusé d’avoir agressé sexuellement une femme du Cap-Breton, est porté disparu. Un avocat spécialisé en immigration estime qu’il pourrait s’agir d’un cas où le royaume saoudien a aidé un citoyen à fuir le pays dans l’attente d’un procès.

Selon les services juridiques néo-écossais, l’ambassade d’Arabie saoudite s’est acquittée de 37 500 $ de la caution de Mohammed Zuraibi Alzoabi l’année dernière relativement aux allégations d’agression sexuelle, de voies de fait et de séquestration de la femme entre le 1er août 2015 et le 26 mars 2017.

Mohammed Zuraibi Alzoabi fait également face à des accusations distinctes de conduite dangereuse et de voies de fait avec une voiture dans un incident survenu en décembre 2015 impliquant un homme du Cap-Breton.

L’argent fourni par le royaume pour la libération sous caution de Mohammed Zuraibi Alzoabi l’année dernière a été confisqué lorsqu’il n’a pas comparu devant le tribunal lundi dernier.

Un document du tribunal indique que le shérif a tenté en vain de localiser le Saoudien le 8 décembre et cite son avocat de l’époque, David Iannetti, affirmant que Mohammed Zuraibi Alzoabi «a fui le pays il y a quelque temps», bien que la police ait saisi son passeport.

Dans une entrevue, l’avocat en droit de l’immigration, Lee Cohen, a déclaré que la façon la plus probable pour Mohammed Zuraibi Alzoabi de quitter le pays sans passeport serait de posséder des documents de voyage délivrés par l’ambassade.

L’ambassade d’Arabie saoudite n’a pas répondu aux courriels et aux appels téléphoniques demandant un commentaire sur ce dossier.

L’incident survient alors que les tensions s’avivent entre l’Arabie saoudite et le Canada.

Vendredi, une adolescente saoudienne a obtenu l’asile au Canada après avoir fui sa famille. Rahaf Mohammed Alqunun a déclaré que l’ambassade saoudienne en Thaïlande avait tenté de la forcer à revenir en Arabie saoudite.

Aux États-Unis, plusieurs informations ont circulé sur des étudiants saoudiens ayant quitté le pays mystérieusement alors qu’ils faisaient face à de graves accusations criminelles.

Le journal «Oregonian» a récemment fait état du cas d’Abdulrahman Sameer Noorah, un étudiant d’un collège communautaire de Portland, dans l’Oregon, qui aurait évité des procédures de cautionnement et fui les États-Unis après un délit de fuite allégué ayant tué une jeune fille de 15 ans de Portland.