Un soutien financier «historique» de 36,25 M$ pour le développement communautaire

MONTRÉAL — La Table nationale des corporations de développement communautaire (TNCDC) reçoit un soutien financier «historique» de 36,25 millions $ sur cinq ans de la Fondation Lucie et André Chagnon. Ce montant annoncé jeudi permettra à des organismes communautaires de partout en province de réaliser des projets pour répondre aux besoins de leur région.

La TNCDC est un réseau national qui regroupe 67 Corporations de développement communautaire (CDC) et rassemble plus de 2700 organismes communautaires au Québec.

Récemment, le gouvernement du Québec a reconnu l’expertise des CDC en annonçant un financement de 6,7 millions $ d’ici 2026-2027.

D’ailleurs, selon une étude réalisée par la firme AppEco dévoilée en janvier dernier, pour 100 millions $ investis dans les actions communautaires, ce sont 183,7 millions $ qui sont plutôt injectés dans l’économie traditionnelle. Notamment en termes de production chez des fournisseurs et en dépenses des travailleurs embauchés dans le secteur communautaire.

La directrice générale de la TNCDC, Marie-Line Audet, explique que contrairement au financement du gouvernement — qui était très attendu — le soutien financier de la Fondation Lucie et André Chagnon leur permet une plus grande liberté d’action.

«On est habitué avec le financement gouvernemental d’être obligé de développer des projets. Là, on a les leviers financiers pour développer les projets dont on a besoin», mentionne Mme Audet.

Elle fait savoir que jusqu’à présent, 22 projets «très variés» ont été proposés, qui visent à répondre à des besoins spécifiques auprès d’une communauté. «Il y a des milieux qui veulent travailler à la lutte aux préjugés par rapport à la pauvreté et à l’exclusion sociale. On a un projet dans une région, où ils veulent mettre en place une initiative pour contrer l’itinérance dans leur milieu», décrit-elle.

La directrice générale cite également un projet à Nicolet-Yamaska, dans le Centre-du-Québec, où un groupe a mis en place un plateau de travail pour aider les jeunes décrocheurs à réintégrer le marché du travail. Ils font de la transformation alimentaire, ce qui aide à bonifier l’offre, et travaillent avec des producteurs agricoles qui étaient aux prises avec des surplus.

Même si chaque région a ces propres besoins, Mme Audet souligne que certains enjeux sont récurrents partout. «Tout le monde me parle des enjeux de transport, autant dans les milieux ruraux qu’en milieux urbains», dit-elle. L’attraction du personnel est également un problème fréquent. Mais dans la dernière année, elle remarque surtout que les enjeux reliés aux logements touchent toutes les régions à l’échelle nationale.

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