Un syndicat demande plus d’employés permanents au ministère des Anciens Combattants

OTTAWA — Le syndicat représentant les employés d’Anciens Combattants Canada croit que le ministère devrait embaucher plus d’employés permanents pour traiter l’arriéré de dossiers en attente pour des services et des avantages sociaux aux vétérans.

La présidente du syndicat, Virginia Vaillancourt, a estimé que des embauches temporaires ne résoudraient pas les problèmes de longue date.

«Les anciens combattants ne sont pas temporaires», a-t-elle déclaré. «Nous avons besoin que le personnel permanent soit entièrement formé et en place de manière constante, et non pas en vertu d’un financement temporaire.»

En juin, le ministère des Anciens Combattants a déclaré qu’il prolongerait les contrats de 160 employés qu’il avait embauchés temporairement pour traiter les demandes, en plus d’en ajouter 300.

Le bureau du directeur parlementaire du budget a indiqué lundi qu’Anciens Combattants Canada pourrait éliminer son arriéré de demandes de prestations d’invalidité en un an s’il embauchait près de 400 personnes de plus que ce nombre.

Le total de demandes de prestations en attente avait atteint près de 50 000 à la fin du mois de mars, contre environ 21 000 trois ans plus tôt.

Le syndicat affirme qu’il y a des arriérés et des retards dans presque toutes les sections du ministère, y compris dans l’unité des appels, avec les gestionnaires de cas et avec les agents de service qui travaillent directement avec les anciens combattants.

Mme Vaillancourt a déclaré que les vétérans étaient frustrés.

«Ils sont fatigués de répéter leurs histoires encore et encore», a-t-elle dit. «S’ils ont besoin d’être référés vers un autre secteur du ministère, ils doivent souvent répéter leur histoire encore là-bas.»

Le ministère a indiqué qu’il augmentait le nombre de personnes qui traitent les demandes et qu’il simplifiait également le processus pour éviter un autre arriéré.

Cameron McNeill, un porte-parole du ministre des Anciens Combattants Lawrence MacAulay, a déclaré lundi que le ministère était conscient que trop d’anciens combattants attendent trop longtemps les décisions concernant leurs demandes.

«Nous pouvons et devons faire mieux», a admis M. McNeill.

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Ce reportage a été préparé dans le cadre du programme de Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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