Un tribunal d’appel coupe de moitié la peine imposée à un agresseur sexuel

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Un tribunal d’appel a réduit considérablement la peine de cinq ans de prison imposée à un homme de 74 ans condamné pour attentat à la pudeur contre quatre jeunes filles, jugeant la peine indûment longue et sévère et la coupant de moitié.

Reginald O’Keefe purgera désormais 30 mois, moins le temps déjà passé en prison, pour attentat à la pudeur envers les jeunes filles, aujourd’hui adultes.

Dans la décision dévoilée lundi, la juge Lois Hoegg, de la Cour d’appel de Terre-Neuve-et-Labrador, souligne qu’il n’y a pas eu de relation sexuelle complète, mais que dans «certains cas, les filles ont été gardées captives et agressées dans des circonstances instillant une grande peur».

Les femmes se sont manifestées séparément en 2014 après avoir entendu que l’homme avait été condamné pour l’agression d’une fillette de trois ans, et qu’il avait été aussi condamné dans une autre affaire pour des appels téléphoniques harcelants et indécents.

Dans la plus récente cause, Reginald O’Keefe s’est présenté en cour avec une marchette. Il a été condamné en septembre 2016 sous six chefs d’attentat à la pudeur — incluant trois chefs concernant une seule fille.

Le juge au procès avait infligé à l’accusé 10 mois pour chaque chef d’accusation, devant être purgés de façon consécutive. Toutefois, le tribunal d’appel a affirmé que cela faisait fi du «principe de totalité» des peines.

La décision explique que ce principe requiert d’«éviter l’excès de nature ou de durée dans l’infliction de peines consécutives».

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