Un «wet shelter» à Montréal: un engagement de Coderre bien reçu par le milieu

MONTRÉAL — Le maire sortant de Montréal, Denis Coderre, a dévoilé mercredi ses engagements en matière d’itinérance, dont celui d’étudier la possibilité d’implanter un «wet shelter», un centre où les itinérants ayant des problèmes d’alcool pourraient continuer à y consommer tout en étant hébergés.

Ce concept, qui existe déjà à Ottawa et Toronto, a été fort bien reçu par le RAPSIM, le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, qui regroupe 100 organismes communautaires en itinérance.

Le maire Coderre voudrait qu’un tel centre soit développé en collaboration avec les services de santé, un peu à l’image de ce qui s’est fait avec les Services d’injection supervisée pour les utilisateurs de drogues.

Au cours d’une entrevue, le directeur du RAPSIM, Pierre Gaudreau, a dit y voir «une bonne nouvelle» qui fait effectivement partie d’un continuum de services pour ceux qui ont des problèmes de dépendance à l’alcool. Tous ne peuvent pas cesser de boire de l’alcool du jour au lendemain pour être acceptés dans une ressource qui exige de s’abstenir de boire pour être hébergés, a-t-il noté.

«Ça ne sort pas d’un chapeau inconnu; ça sort d’un besoin qui a été identifié par le milieu. La Ville de Montréal, avec les organismes en itinérance, avec le réseau de la santé, avec le service de police, depuis déjà plus d’un an, on a fait le point sur ce besoin-là qui est ressenti depuis longtemps», a dit M. Gaudreau.

Il fait aussi valoir que dans de tels centres, les gens peuvent être mis en contact avec d’autres ressources d’aide, au besoin, et bénéficier de certains services.

«On rattache des gens qui sont dans l’espace public et qui sont en grande difficulté à des services. Il y en a qui consomment déjà et qui vont continuer à consommer, mais il y en a d’autres qui vont pouvoir être mis en contact avec des intervenants, des gens du Centre Dollard-Cormier ou d’autres ressources pour réduire leur consommation, avoir une consommation plus contrôlée ou carrément arrêter», a expliqué M. Gaudreau.

Parmi ses autres engagements, le maire Coderre propose également de développer des centres de jour et de soir dans les arrondissements. Actuellement, les ressources sont concentrées au centre-ville et dans le Vieux-Montréal.

Là-dessus aussi, M. Gaudreau trouve que l’idée correspond à un besoin réel.

Il en est de même pour son autre engagement de développer un volet autochtone au Programme d’accompagnement en justice pour l’itinérance.

M. Gaudreau se refuse toutefois à donner une note globale au maire sortant. Il estime qu’il a fait de bons coups et que d’autres engagements qu’il avait déjà pris n’ont toujours pas été réalisés pleinement. Le tout est donc à parfaire, croit-il.

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Voilà une solution qui m’apparaît intéressante. Nous dans notre Quartier entouré des rues Sherbrooke Ouest, Jeanne-Mance, Sainte-Famille, de Bleury, Saint-Urbain, Milton, Prince-Arthur nous avons un gros problème avec l’itinérance autochtone. C’est triste à mourir de voir ça. Des saouleries quotidiennes, des quêtages le jour comme la nuit. des personnes âgées craignent même de sortir dans le jour…