Une activiste décédée plaide pour des changements sur l’aide médicale à mourir

HALIFAX — Une nouvelle campagne nationale rend hommage à une femme de Halifax qui a mis fin à ses jours avec une assistance médicale. La pétition vise à faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il modifie les règles canadiennes en matière d’aide médicale à mourir.

Audrey Parker est décédée le 1er novembre, deux ans après un diagnostic de cancer du sein en phase terminale.

Mercredi, Dying With Dignity Canada a diffusé une vidéo que Mme Parker avait enregistrée seulement trois jours avant sa mort.

Dans le clip de trois minutes, elle exhorte les citoyens à se prononcer en faveur des droits des Canadiens souffrants qui ont été autorisés à obtenir une aide médicale à mourir.

«Je suis reconnaissante de vivre au Canada, un pays où je peux opter pour ma mort. Mais la loi m’a obligée à jouer à un jeu préventif cruel», affirme Audrey Parker.

«Je n’aimerais rien de plus que de me rendre à Noël, mais si je deviens inapte en cours de route, je perdrai mon choix d’une mort belle, paisible et, encore plus important, sans douleur.»

Le groupe demande aux législateurs fédéraux de modifier une disposition obligeant les personnes à confirmer leur souhait pour une mort assistée juste avant que la procédure ne soit fournie.

La PDG de l’organisme, Shanaaz Gokool, a déclaré que la règle du consentement tardif amène certaines personnes à mettre fin à leurs jours avant d’être prêtes, de peur de perdre leur capacité à donner cette permission.

Elle a ajouté que d’autres personnes refusent des soins en fin de vie afin de s’assurer qu’elles sont suffisamment alertes pour confirmer leur demande d’assistance médicale à mourir.

«Personne ne devrait avoir à choisir entre passer quelques jours ou quelques semaines de plus avec ses proches et son droit à une aide à mourir en paix», a estimé Mme Gokool.

Le groupe a donc lancé une pétition pour faire pression sur le gouvernement Trudeau et obtenir des changements.

Le mois dernier, le nouveau ministre de la Justice, David Lametti, avait dit qu’il était prêt à entendre des propositions concernant le consentement tardif.

«Je suis intéressé à voir ce qui se passe et ce qui est proposé, mais je n’engagerai pas le gouvernement à faire plus que cela», avait-il lancé.

Néanmoins, la position de M. Lametti était très différente de celle de l’ancienne ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, qui avait écarté toute modification de la loi.

La constitutionnalité de la loi fait est actuellement contestée au Québec et en Colombie-Britannique. Ces procédures judiciaires ont été mises de l’avant par des Canadiens atteints de maladies dégénératives qui prétendent que l’exigence de décès prévisible les exclut injustement.

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Consentement substitué

Une personne ayant reçu l’autorisation de l’AMM devrait pouvoir simplement désigner un mandataire pour simplement dire le Oui terminal, au cas où elle deviendrait inapte pour dire elle-même son Oui. Un simple petit amendement à la loi; pas compliqué du tout.

Pour donner le plus de valeur à son Oui, au cas où, à chaque jour de son aptitude, elle devrait par écrit dire son Oui.

Bienvenue à la sécurité et à la sérénité optimales.